Albert Sorel,
Revue des Deux Mondes
“ Attribuaient-ils au traité de Lunéville un caractère unique d’imprescriptibilité, alors que tant d’autres traités, conclus avant et après celui-là, déclarés également éternels, tombaient répudiés, déchirés, abrogés par eux ? Aux Français de s’en flatter, s’ils le voulaient, et selon la vanité de leurs illusions. Le point était de les persuader que la guerre implacable n’était que la guerre à Napoléon ; que le Grand Empire et sa suprématie étaient seuls en jeu ; et que la France, pourvu qu’elle laissât les alliés renverser l’édifice impérial, se retrouverait chez elle, heureuse et pacifiée. ”
