Alexandre François Joseph Martin de Gray, Histoire de Napoléon. Tome 1 (1853-1854)
“ La retraite de Bonaparte allait se changer en déroute ; mais tout-à-coup, vers les hauteurs de San-Giuliano, on aperçoit un grand nuage de poussière : c'est le corps de Desaix qui, au premier coup de canon tiré du côté de la Bormida, a deviné la bataille ; il devance ses troupes et accourt à toute bride pour rendre à Bonaparte sa fortune et sa gloire éclipsées. Transporté de joie, le Premier Consul le serre dans ses bras. Autour d'eux, se rangent les généraux : la plupart sont d'avis de la retraite ; Bonaparte, qui penchait pour le combat, demande à Desaix son sentiment. ”
