Pierre-François Tissot

Élements biographiques

Portrait de Pierre-François Tissot Pierre-François Tissot La Capucinière, ou le bijou enlevé à la course (1780)

Ajouta-t-elle, en montrant père Albin ;
Depuis ce temps, je n’ai que du chagrin.
Hélas ! grand Saint ! à quoi suis-je réduite !
Quoi ! c’est Églé que l’on outrage ainsi ?
A dix-sept ans elle verse des larmes ;
A dix-sept ans elle est à la merci
De qui, grand Dieu ! d’un pareil sans-souci,
Qui la méprise et dédaigne ses charmes !
Ah ! c’est affreux, je n’y survivrai pas !
Oui, le cruel impunément m’outrage.
En le voyant, je m’étais dit tout bas :
Voilà celui qui, mieux qu’un jeune page,
T’enlevera ce bijou si vanté,
Que rarement on conserve à ton âge.
Source : Wikisource

Portrait de Pierre-François Tissot Pierre-François Tissot Histoire de Napoléon, rédigée d'après les papiers d'État… (1833)

Votre fils est mort d'un coup de canon sur son banc de quart; je remplis , citoyen-général, un triste devoir en vous l'annonçant; mais il est mort sans souffrir, et avec honneur. C'est la seule consolation qui puisse adoucir la douleur d'un père. Nous sommes tous dévoués à la mort; quelques jours de vie valent-ils le bonheur de mourir pour son pays? Compensent-ils la douleur de se voir sur un lit, environné de l'égoïsme d'une nouvelle génération? Valent-ils les dégoûts, les souffrances d'une longue maladie ? Heureux ceux qui meurent sur le champ de bataille !
Source : Gallica

Portrait de Pierre-François Tissot Pierre-François Tissot La Capucinière, ou le bijou enlevé à la course (1780)

Amour, c’est là qu’on te rend bien hommage !
Qu’au fond d’un cloître, on te brûle d’encens !
Qui sait le mieux satisfaire ses sens,
Passe chez nous pour être le plus sage.
L’Amour.
Jamais l’Amour ne sait rien refuser :
Je cède donc.
Saint-François.
Je cède donc.Bravo ! bravo ! mes Frères :
De ce pardon il vous faut bien user,
Et le plutôt. Je n’en fais pas mystères :
Sur certains points, vous pouvez déroger
A mes statuts, et ne pas m’outrager :
Tout n’y doit pas être pris à la lettre ;
Mais, je l’ai dit, je ne saurais permettre
Qu’un seul couvent soit sans père gardien.
Source : Wikisource

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