H. Taine, L’Italie et la Vie italienne, souvenirs de voyage
“ Un dos cambré de femme, une cuirasse pailletée de lumière, un corps nu paresseux dans l’ombre transparente, une chair rosée où sous la peau ambrée le sang affleure, la pourpre intense d’un manteau tordu, l’enchevêtrement des têtes, des jambes et des bras, le miroitement des tons qui s’éclairent et se transforment par une illumination mutuelle, tout cela s’est dégorgé ensemble, comme une gerbe d’eau lancée d’un canal trop plein. Les soudaines et parfaites concentrations sont l’inspiration même, et peut-être n’y en a-t-il point au monde une plus vive et plus pleine que celle-ci. ”
