Résumé

H. Taine De l’acquisition du langage chez les enfants et dans l’espèce humaine

L’érudit commence et finit par ces types phonétiques ; s’il les méconnaît, ou s’il veut ramener les mots aux cris des animaux ou aux interjections humaines, c’est à ses propres risques. Le philosophe va au delà et, dans la ligne qui sépare le langage émotionnel du langage rationnel, la connaissance intuitive de la connaissance conceptuelle, c’est-à-dire dans les racines de chaque langue, il découvre la véritable barrière qui sépare l’homme de la bête.
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H. Taine De l’acquisition du langage chez les enfants et dans l’espèce humaine

Ce langage émotionnel comprend les cris, les interjections, les sons imitatifs. « Si un chien aboie, c’est un signe qu’il est en colère, content ou surpris ; tous les chiens parlent ce langage, tous les chiens l’entendent, et d’autres animaux aussi, les chats, les moutons, même les enfants apprennent à le comprendre. Un chat qui a été effrayé ou mordu une fois par un chien aboyant comprendra aisément le son, et se sauvera aussi bien que tout autre être qualifié de raisonnable. »
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H. Taine De l’acquisition du langage chez les enfants et dans l’espèce humaine

Il n’y a pas de langage, même parmi les sauvages les plus dégradés, dans lequel la très-grande majorité des mots ne soit rationnelle. Nous n’entendons pas par langue rationnelle, une langue possédant des termes aussi abstraits que blancheur, bonté, avoir, être, mais toute langue dans laquelle les mots les plus concrets eux-mêmes sont fondés sur des concepts généraux, et dérivés de racines qui expriment des concepts généraux.
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