Racine (linguistique)

Définition et enjeux

Michel Bréal,  Mélanges de mythologie et de linguistique

“ Si nous examinons de plus près ces substantifs, nous voyons bien que leur formation grammaticale est identique mais ils sont loin de nous présenter de la même manière l’idée exprimée par la racine. Les uns attachent cette idée à un être ou à un objet qui fait l’action ainsi άγόζ est celui qui conduit, άρχόζ celui qui commande, τροχόζ est la roue qui court, όχοζ le char qui transporte. Les autres prennent l’idée marquée par la racine dans le sens passif et représentent un être ou un objet qui subit l’action : ainsi δόμοζ ”
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Portrait de Ferdinand de Saussure Ferdinand de Saussure,  Cours de linguistique générale (1916)

“ « attelle ! », nous apparaissait comme un mot fléchi à désinence zéro, nous dirons que phlóg- « flamme » est un thème à suffixe zéro. Aucune confusion n’est possible : le radical reste distinct de la racine, même s’il lui est phoniquement identique.
La racine est donc une réalité pour la conscience des sujets parlants. Il est vrai qu’ils ne la détachent pas toujours avec une égale précision ; il y a sous ce rapport des différences, soit au sein d’une même langue, soit de langue à langue.
”
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