Friedrich Max Müller,
La science du langage : cours professé à l'Institution royale de la Grande-Bretagne en l'année 1861…
(1867)
“ Je réponds sans hésitation : la grande, l'infranchissable barrière entre les bêtes et l'homme, c'est le langage. L'homme parle, et aucun animal n'a jamais proféré un mot : c'est là l'abîme qui nous sépare, et que rien ne pourra jamais combler. Voilà le simple fait par lequel nous répondons à ceux qui nous parlent de progrès et de développement; qui croient trouver chez les singes les rudiments, au moins, de toutes les facultés humaines; et qui voudraient ne pas renoncer à la possibilité que l'homme ne soit qu'un animal privilégié, le vainqueur heureux dans la lutte de la vie. ”
