Friedrich Max Müller

Élements biographiques

Portrait de Friedrich Max Müller Friedrich Max Müller,  Introduction à la philosophie védanta (1894)

“ Les psychologues s’imaginent qu’ils peuvent traiter l’âme comme un objet de connaissance, la disséquer et la décrire. Le védanta dirait que ce qu’ils dissèquent, pèsent, analysent et décrivent n’est pas l’âme, dans le sens où il entend ce mot, ce n’est pas le sujet, ce n’est pas le soi, dans le sens le plus élevé du mot. Ce qu’ils appellent perception, mémoire, conception, ce qu’ils appellent volonté et effort, tout cela, selon le védantiste, est en dehors du soi, et même dans ses plus parfaites et sublimes manifestations n’est que le voile au travers duquel le soi éternel regarde le monde. ”
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Portrait de Friedrich Max Müller Friedrich Max Müller,  La science du langage : cours professé à l'Institution royale de la Grande-Bretagne en l'année 1861… (1867)

“ Je réponds sans hésitation : la grande, l'infranchissable barrière entre les bêtes et l'homme, c'est le langage. L'homme parle, et aucun animal n'a jamais proféré un mot : c'est là l'abîme qui nous sépare, et que rien ne pourra jamais combler. Voilà le simple fait par lequel nous répondons à ceux qui nous parlent de progrès et de développement; qui croient trouver chez les singes les rudiments, au moins, de toutes les facultés humaines; et qui voudraient ne pas renoncer à la possibilité que l'homme ne soit qu'un animal privilégié, le vainqueur heureux dans la lutte de la vie. ”
Source : Gallica

Portrait de Friedrich Max Müller Friedrich Max Müller,  Introduction à la philosophie védanta (1894)

“ À quoi bon jouir des plaisirs, dit-il, dans ce corps dégoûtant et sans substance — qui n’est qu’un amas d’os, de peau, de muscles, de moelle, de chair, de semence, de sang, de mucosités, de larmes, de flegmes, d’ordure, d’eau, de bile et de glaires ? À quoi bon jouir des plaisirs dans ce corps qui est assailli par la luxure, la haine, la gourmandise, l’illusion, la crainte, l’angoisse, la jalousie, la séparation de ce que nous aimons, l’union avec ce que nous n’aimons pas, la faim, la soif, la vieillesse, la mort, la maladie, la souffrance et d’autres maux ? ”
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