Résumé

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan De l'origine du langage (3e éd… (1859)

Le langage étant la forme expressive et le vêtement extérieur de la pensée, l'un et l'autre doivent être tenus pour contemporains.
Ainsi, d'une part, la parole est l'œuvre de l'homme et des forces qui résident en lui; de l'autre, rien de réfléchi, rien de combiné artificiellement dans le langage, non plus que dans l'esprit. Tout y est l'œuvre des forces internes de la nature humaine, agissant sans conscience et comme sous l'impression vivante de la Divinité.
« Les langues, dit Turgot, ne sont pas l'ouvrage d'une raison présente à elle-même 1. »
Source : Gallica

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan De l'origine du langage (3e éd… (1859)

L'unité matérielle de race frappe et séduit; l'unité de l'esprit humain concevant et sentant partout de la même manière, reste dans l'ombre. En un sens, l'unité de l'humanité est une proposition sacrée et scientifiquement incontestable; on peut dire qu'il n'y a qu'une langue, qu'une littérature, qu'un système de traditions symboliques, puisque ce sont les mêmes procédés qui ont présidé à la formation de toutes les langues, les mêmes sentiments qui partout ont fait vivre les littératures, les mêmes idées qui se sont traduites par des symboles divers.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan De l'origine du langage (3e éd… (1859)

En politique, l'homme créait librement et avec délibération la société et l'autorité qui la régit. En morale, l'homme trouvait et établissait le devoir comme une loi utile. En psychologie, il semblait l'auteur des résultats les plus nécessaires de sa constitution.
Sans doute, l'homme produit en un sens tout ce
pothèse. Sans la faculté de réfléchir, il n'y aurait pas d'institution du langage proprement dite. Pourquoi donc une langue ne serait-elle pas formée de sang-froid par un homme réfléchi qui voudrait fixer ses idées et s'en rendre compte?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature