Alfred Gilly

Résumé

Alfred Gilly La science du langage (1865)

Le péché qui éloignait l'homme de Dieu affaiblissait la nature humaine, tout en lui conservant son intégrité, et lui ravissait avec ce qu'on appelle dans l'Église son état de sainteté et de justice, la perfection originelle de son être. Par lui, la volonté humaine se séparait de Dieu, et comme d'abord tout son entraînement était dans le sens de Dieu et de son bon plaisir, ainsi désormais l'homme devait sentir dans ses membres une loi de répugnance à ce souverain bien. L'harmonie du corps et de l'âme était troublée, « la chair se révoltait contre l'esprit et l'esprit contre la chair. »
Source : Gallica

Alfred Gilly La science du langage (1865)

Il arrive souvent qu'une langue manque totalement d'expressions pour diverses modifications de la pensée, tandis qu'une autre est assez riche pour en atteindre jusqu'aux nuances les plus délicates. On ne saurait nier, toutefois, que la forme donnée à la pensée ne soit ce qu'il y a de plus important dans la langue, et que des formes diverses n'indiquent un génie différent du principe de formation. Or, c'est à la grammaire qu'il appartient de déterminer ces formes; ce sera donc l'appareil grammatical qui révélera les distinctions les plus marquées et les plus essentielles des langues.
Source : Gallica

Alfred Gilly La science du langage (1865)

Mais suivant une loi que nous avons déjà posée, le Verbe de Dieu est ainsi appelé par une analogie prise de l'activité humaine. Le verbe de l'homme sera donc en quelque manière la reproduction de lui-même et la représentation des réalités extérieures ou intérieures qui auront concouru à sa formation. Si donc l'homme est le pontife de la création, il trouvera dans son langage le moyen de remplir sa destinée. Et remarquons à cet égard qu'il y a dans l'acte de la connaissance une activité et une passivité. L'activité est ce regard rétrospectif du sujet sur lui-même
Source : Gallica

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