Datif

Définition et enjeux

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Ce qu’on appelle datif, dans les langues qui, comme la latine & quelques autres, ont marqué par différentes terminaisons, les différentes circonstances où un nom peut se rencontrer, n’est autre chose que l’expression d’un rapport d’attribution par lequel une chose ou une action se termine à une autre comme à sa fin, à son objet. Les bons conseils sont nécessaires à un jeune homme. ”
Source : Wikisource

Petr Kouznetsov,  La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)

“ La particule « da » est commune aux deux idiomes. L'emploi du datif et du locatif est fort intéressant chez les Tadjiks et les Sartes de régions différentes :
1. Pareillement à « ra » chez les Persans, la particule « a » chez les Tadjiks de Tachkent s'emploie aussi parfois au datif ; de cette façon on peut entendre quelquefois trois formes de la même phrase : vai man-ba (ou man-a ou bien da-man) kitob dod — il me donna un livre.
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Les Tadjiks de Boukhara et de Samarkand disent :
1° man chaar-ba miroum : j'irai à la ville. 2° man chaar-ba boudam : j'étais à la ville.
”
Source : Gallica

Centenaire de l'Ecole des langues orientales vivantes… (1895)

“ Nous avons également vu que i se change en u devant les cérébrales ; la permutation inverse se produit notamment dans le suffixe du datif qui, écrit 0 ku, se prononce ki après i, é, ei: dorékki pour tureikku, « à Monsieur » ; nâléki pour nâleikku, « demain », et innikki pour ind'eikku, mpa;o « aujourd'hui ». En télinga, le suffixe du datif est régulièrement ku après a, u, etc., et ki après i, é : ainsi illu sjeg « maison », fait à l'oblique inti S}oe3 et par conséquent au datif inliki 2 ”
Source : Gallica

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