Tadjik

Définition et enjeux

Félix de Rocca,  De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)

“ Le langage qu'ils parlent diffère sensiblement d'un endroit à l'autre. L'habitant du Darvaz moyen comprend difficilement le persan plus ou moins corrompu du Caraléghinien, et lui-même a de la peine à se faire entendre des montagnards de Vantche et pire encore de ceux de Chougnan.
Le Tadjik est de vie sédentaire, il aime la culture. Cependant il eut à souffrir des autres peuplades qui souvent l'emmenèrent en captivité ou l'obligèrent à quitter le champ par lui déblayé et ensemencé avec tant de peine. Il a donc fallu des actes d'oppression pour chasser le Tadjik de son
nid.
”
Source : Gallica

Charles Eugène de Ujfalvy de Mező-Kövesd,  Les Aryens au nord et au sud de l'Hindou-Kouch… (1896)

“ Le Tadjik de la plaine est plutôt cavalier que piéton.
de longs cheveux comme les habitants du Wakhân (1) « La physionomie du Tadjik, dit Mayendorff, exprime toujours la douceur et le calme le plus profond. Ainsi quoiqu'il soit essentiellement avide, faux et fripon, on le suppose obligeant. Les Tadjiks sont les maîtres les plus impitoyables pour leurs esclaves. Ils sont d'ailleurs actifs et laborieux et ont beaucoup d'intelligence pour les affaires ; ils sont marchands, artisans et cultivateurs ; la vie nomade n'a aucun charme pour eux ».
”
Source : Gallica

Petr Kouznetsov,  La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)

“ Comme tous les montagnards, les Tadjiks sont hospitaliers, surtout ceux d'entre eux qui habitent loin des centres populeux. Accueillants et aimables, ils lient volontiers conversation avec les étrangers et se réjouissent comme des enfants s'ils entendent sortir de la bouche d'un Européen quelques phrases de tadjik, fussent-elles incorrectes ”
Source : Gallica

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