Résumé

Félix de Rocca De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)

Le paysage est d'un aspect souverainement triste : une plaine accidentée et ravinée, toute jaune et brûlée, sans la moindre touffe d'herbe. Ce trajet pénible et monotone dure jusqu'aux replis de la chaîne du Nourata et du Sanzar-Taou, qui sépare la vallée du Zarafchan de celle du Sir-Daria. Après la station de Yani-Kourgan, la route s'engage dans une gorge d'un aspect sévère et côtoie le Djilanouta, rivière aux eaux limpides qui serpente a travers ce défilé et que nos bons petits chevaux kirghiz franchissent à chaque minute, s'arrêtant parfois pour s'y abreuver à longs traits.
Source : Gallica

Félix de Rocca De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)

D'ici l'oeil plonge dans cette longue enfilade d'arcs et de boutiques, envahis par une foule bigarrée, où se confondent les races les plus diverses de l'Asie. Nulle part ailleurs on ne trouverait un mélange aussi complet de races et de types de l'Asie centrale que parmi la foule qui se meut dans les ruelles ombragées des bazars de Boukhara : Sartes, Ouzbeg, Tadjiks, kirghiz, Hindous, Afghans, Juifs, Tatares, Karakalpaks, Turcomans, Persans, se coudoient dans une trêve des races et se font la guerre à pièces d'argent.
Source : Gallica

Félix de Rocca De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)

Au moment même où le soleil darde ses rayons brûlants sur les plaines du Ferghanah, où le bétail cherche en vain sa nourriture, l'Alaï brille de pâturages verdoyants. Le paysage s'anime alors; des milliers de nomades, débouchant des défilés de l'arête, viennent planter leurs yourtas au milieu de ces luxuriantes prairies.
En avril, à peine les bourgeons se sont-ils éclos et le sol s'est-il couvert d'un vert duvet, que les Kirgbiz d'Osche, d'Andidjan, de Marghélan, sortent de leurs demeures d'hiver et se dirigent en longues files vers les montagnes avec troupeaux et bagages.
Source : Gallica

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