Félix de Rocca, De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)
“ Le paysage est d'un aspect souverainement triste : une plaine accidentée et ravinée, toute jaune et brûlée, sans la moindre touffe d'herbe. Ce trajet pénible et monotone dure jusqu'aux replis de la chaîne du Nourata et du Sanzar-Taou, qui sépare la vallée du Zarafchan de celle du Sir-Daria. Après la station de Yani-Kourgan, la route s'engage dans une gorge d'un aspect sévère et côtoie le Djilanouta, rivière aux eaux limpides qui serpente a travers ce défilé et que nos bons petits chevaux kirghiz franchissent à chaque minute, s'arrêtant parfois pour s'y abreuver à longs traits. ”
