Alfred-Auguste Ernouf, Cachemire et Petit Thibet (1877)
“ On compte par cette route cinq cent quinze milles ou trente-cinq journées de marche, de Leh à Yarkand. C'est la plus courte, mais la plus pénible. En quittant les beaux pâturages de la Nubrâ, ou avant d'y atteindre, il faut traverser dans toute leur profondeur les monts Karakoram, qui forment dans cette direction un double rempart ; franchir deux cols (Karakoram et Sucket) hauts de six mille mètres, monter et descendre pendant plus de cent cinquante milles, à travers des rochers nus, des glaciers et des précipices, où l'herbe et le combustible font absolument défaut. ”
