Mer d'Aral

Définition et enjeux

Louis Grégoire Géographie de l'Afrique, de l'Asie… (1882)

La mer d'Aral reçoit deux fleuves célèbres : au N., le Syr-Daria ou Sihoun, le fleuve blanc (l'laxartes des anciens) , d'abord torrent des montagnes, traverse du S.-E. au N.-O. des steppes salins, aux rives basses et plates ; la navigation est difficile à cause des bas-fonds et des sinuosités de son cours de 1,600 kil. ; — au S., l'Amou-Daria ou Djihoun, le fleuve noir (l'Oxus des anciens) , vient des monts Bolor, décrit un arc de cercle étendu, d'abord dans un pays montueux, puis dans de vastes déserts. Il se jetait autrefois dans la mer Caspienne plus au S.
Source : Gallica

Nouveau dictionnaire d'histoire… (1889)

ARAL (lac ou mer d') , grand lac salé de l'Asie, entre la Russie d'Asie et le Turkestan. On croit qu'il faisait autrefois partie de la mer Caspienne ; l'isthme qui les sépare semble une chaîne de rochers autrefois battus par les flots. Le niveau de la mer d'Aral est de 39 mèt. audessus de la mer Caspienne; sa profondeur n'excède pas 70 mèt.; la superf. est de 320 kil. du N. au S. et de 160 de l'O. à l'E. La navigation en est dangereuse, à cause des vents. Cette mer est poissonneuse : on y trouve surtout des phoques et des esturgeons
Source : Gallica

Charles-Alexandre Piétrement Les origines du cheval domestique d'après la paléontologie… (1870)

Les anciens n'ont pas parlé du lac d'Aral ; ils donnaient à la mer Carpienne une plus grande étendue à l'orient, et ils faisaient jeter dans cette dernière mer l'Oxus et l'laxarles. Leurs assertions, qui ont longtemps paru erronées, semblent aujourd'hui confirméespar des observations, c'est-à-dire que le lac d'Aral ne serait qu'une portion ou un golfe de la mer Caspienne qui s'eu est trouvée séparée par une révolution physique inconnue; ce lac diminue continuellement d'étendue, et le. terrain qui l'entourre s'enfonce de siècle en siècle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature