Syr-Daria

Définition et enjeux

Émile Jonveaux,  Les Russes dans l’Asie centrale - Leurs Conquêtes sur les rives du Syr et de l’Amou-Daria

“ Le Syr-Daria, alimenté près de sa source par une multitude d’affluens, arrose un pays dont la végétation luxuriante n’a d’égale que celle des plus fertiles vallées de l’Inde ; mais, après avoir traversé de riches cultures, il entre, au-dessous de la ville de Turkestan, dans une steppe saline, et à partir de ce point tout prend un autre aspect. Depuis les frontières du Kokand jusqu’à la mer d’Aral, ses bords deviennent nus et stériles ”
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Portrait de Édouard Thouvenel Édouard Thouvenel,  Revue des Deux Mondes

“ Le Syr-Daria coule d’ailleurs à une distance fort rapprochée des villes de Khôkhan, de Turkhestan et de Tachkend, qui offrent à l’industrie russe des débouchés et des marchés d’échange.
La Russie a conçu le projet gigantesque d’unir par un canal la mer Caspienne à la mer d’Aral. De cette façon, le Syr-Daria deviendrait une artère magnifique par où s’écouleraient les richesses de l’Asie centrale et les divers produits de l’Europe. L’esprit peut à peine se figurer l’aspect nouveau que prendraient alors ces contrées perdues.
”
Source : Wikisource

Portrait de Marie de Ujfalvy-Bourdon Marie de Ujfalvy-Bourdon,  De Paris à Samarkand, le Ferghanah… (1880)

“ On est battu encore, mais avec honneur, et somme toute on a la conscience d'avoir bien travaillé. Peu à peu les traces de végétation disparaissent pour faire place de nouveau aux sables envahisseurs, qu'on pourrait conlparer à ces hordes sauvages qu'on repousse, qu'on refoule, mais qui finissent toujours par déborder. Le Syr-Daria est, hélas! ”
Source : Gallica

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