Résumé

Delly La villa des serpents (1980)

Eve dansait avec la grâce, la légèreté d'une sylphide. Mais Kyra était tour à tour un papillon, une fleur, un feu follet. Mme de Bréhans disait : « Très bien ! Parfait ! » Et puis, à son tour, elle dansa, « pour qu'Hoël connût au moins Daria Volonef », déclara-t-elle.
Elle portait, ce matin, une tunique de crêpe blanc garnie de longues franges d'argent, qui bruissait à chacun de ses mouvements. Les pieds chaussés de cothurnes d'argent glissaient sur le parquet marqueté, évoluaient avec une incomparable légèreté. Elle était toujours la fameuse
Daria dont la danse affolait tant d'âmes.
Source : Gallica

Delly La villa des serpents (1980)

Pour la peine, il va nous jouer quelque chose... La Danse des elfes, Youri. C'est tellement joli !
Elle fit asseoir Hoël près d'elle, sur l'autre sofa. Eve était restée au-dehors, assise sur une des marches. Youri appela :
— Viens, Eve, il y a une place pour toi.
— Non, merci, je suis bien ici.
Youri eut un léger mouvement d'impatience. Puis, reprenant son archet, il commença de jouer.
Hoël détestait cette physionomie, ce long visage clair, cette bouche mince, ces yeux pâles, semblables à une eau dormante. Mais
il se sentait pris au sortilège de ce jeu, fin, léger, nuancé.
Source : Gallica

Delly La villa des serpents (1980)

La matinée de ce jour se donnant au profit d'une œuvre d'assistance, il y avait un divertissement chorégraphique où Kyra fit merveille. Yolande se souvenait de la petite fille aux tresses blondes à qui Hoël, sur les marches du pavillon, offrait ses camélias. Elle songeait :
« Quelle grâce ! Quelle légèreté ! Et cette physionomie si mobile, si captivante ! Comme elle doit être dangereuse, elle aussi ! »
Son malaise d'âme revenait. L'ombre infernale de Daria Volonef planait de nouveau sur elle. Mais tout s'effaça quand parut Youri, quand surtout son archet commença de faire vibrer les cordes.
Source : Gallica

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