Delly

Résumé

Delly La rose qui tue (1983)

Salvatore regardait Mahault avec un mélange d'ironie et de pitié :
— Oh! avec un incontestable talent ! Il est vraiment un artiste. Mais c'est sa pensée, à lui, c'est son esprit, son âme, qu'il introduit instinctivement dans les œuvres d'autrui... N'ai-je pas raison, Lætitia?
La comtesse Camparini inclina affirmativement la tête.
— En tout cas, c'est un délice de l'entendre, dit Mahault, pinçant un peu les lèvres.
— Est-ce votre avis, mademoiselle ? Salvatore s'adressait à Gemma.
— Certes non ! J'éprouve toujours un malaise en l'écoutant.
— Oh! toi... Du moment où il s'agit de Lionel !
Source : Gallica

Delly La rose qui tue (1983)

Gemma se pencha, souleva la tête inerte. Ce mouvement ranima Zorah, qui ouvrit les yeux :
— Vous... Ah ! pas elle !... Elle me tuerait... Ses grosses lèvres peintes tremblaient en balbutiant ces mots.
« Que faisait-elle ici ? » pensait Gemma, tout en arrangeant un pansement sommaire.
— Si vous pouvez marcher, dit-elle, je vous emmènerai chez moi pour vous refaire cela un peu mieux.
Elle aida la naine à se lever, lui mit le bras sous le sien. Toutes deux quittèrent la tour, passèrent par la bibliothèque où se trouvait seul
Achille Bardoux, le secrétaire, et gagnèrent la chambre de Gemma.
Source : Gallica

Delly La rose qui tue (1983)

Son visage parut à Gemma plus creusé, son teint un peu jauni. Cependant, elle déclara se sentir mieux que la veille.
Sur une table, près d'elle, se trouvait la corbeille de fleurs préparée par les soins de Lionel, qu'on venait de lui apporter. Elle prit la rose « Cynthia », y enfouit ses narines.
— Quel parfum ! On ne peut se lasser de le respirer. Sens cela, Gemma.
Elle tendait la rose à sa sœur. Celle-ci respira la senteur subtile, d'une douceur enivrante. Elle ne ressemblait à nulle autre qu'elle connût.
— Tu ne devrais pas garder cette fleur près de toi, Mahault.
Source : Gallica

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