Mahault

Définition et enjeux

Delly La rose qui tue (1983)

Quand Mahault eut quitté la chambre, Gemma s'habilla pour le déjeuner, puis elle s'assit près de la fenêtre et appuya son front contre sa main. Elle pensait à ce que venait de lui dire Mahault. Invention de Lionel, certainement, pour expliquer son aversion à l'égard de son cousin. Ou bien, peut-être, Salvatore avait-il témoigné de la compassion à la jeune femme malheureuse, et Juliette y avait-elle été trop sensible... Oui, ce pouvait être cela. Gemma se souvenait de l'émotion qui avait un instant adouci la voix de Salvatore, tandis qu'il disait : « Elle était si vivante ! »
Source : Gallica

Delly La rose qui tue (1983)

Salvatore regardait Mahault avec un mélange d'ironie et de pitié :
— Oh! avec un incontestable talent ! Il est vraiment un artiste. Mais c'est sa pensée, à lui, c'est son esprit, son âme, qu'il introduit instinctivement dans les œuvres d'autrui... N'ai-je pas raison, Lætitia?
La comtesse Camparini inclina affirmativement la tête.
— En tout cas, c'est un délice de l'entendre, dit Mahault, pinçant un peu les lèvres.
— Est-ce votre avis, mademoiselle ? Salvatore s'adressait à Gemma.
— Certes non ! J'éprouve toujours un malaise en l'écoutant.
— Oh! toi... Du moment où il s'agit de Lionel !
Source : Gallica

Delly La rose qui tue (1983)

Les yeux de Lætitia, d'un noir profond, ténébreux, considéraient longuement Mahault, souriante, si jolie avec son teint rosé par la douce chaleur de la pièce et ce regard ingénu, cette mine puérile qu'elle avait parfois.
— Il est aussi terriblement accapareur. Si votre talent lui plaît, il vous mettra souvent à contribution, mademoiselle, car la musique est une passion chez lui.
Source : Gallica

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