Résumé

Delly Le drame de l'Étang-aux-Biches (1981)

Devant les yeux d'Elisabeth passaient les silhouettes de Judith dans sa robe couleur d'orange, aux scintillements argentés, de la blanche Agathe, de M. de Rüden ; à ses oreilles résonnait la voix de Willibad, suppliante, ardente, qui disait : « Partez, Elisabeth ! » Que craignait-il donc ? Agathe pouvait lui nuire, assurait-il. Comment ? Et cependant Calixte ne lui avait-elle pas fait une recommandation analogue, naguère ? « Prends garde à ta belle-mère, Elisabeth ! »
Source : Gallica

Delly Le drame de l'Étang-aux-Biches (1981)

Peut-être était-il là, à cette même place, quand la jeune comtesse de Rüden était passée autrefois dans cette allée, s'en allant vers son destin tragique ? Elisabeth n'avait jamais songé à le lui demander, l'humeur taciturne de ce
vieillard morose n'engageant guère à la conversation.
Quand elle atteignit l'étang, la pâle lumière d'un gris d'argent éclairait l'eau immobile. Elisabeth s'approcha de la berge, s'arrêta près de l'endroit ou Daphné avait trouvé la mort. Les nénuphars, dans cette clarté lunaire, semblaient des fleurs de songe.
Source : Gallica

Delly Le drame de l'Étang-aux-Biches (1981)

Elle aimait beaucoup votre mère, et tout d'abord tint quelque rigueur à la nouvelle comtesse de Rüden. Mais elle se laissa prendre ensuite par cette habile, astucieuse femme... et j'ai été assez fou pour faire comme elle, acheva-t-il entre ses dents.
— J'étais la seule à y voir clair, dit pensivement Elisabeth. Cela, ni elle ni Agathe ne me le pardonneront jamais.
— Oh ! certes ! Vous êtes une âme trop droite, trop pure pour que la perfidie ne s'acharne pas contre vous. J'aimerais mieux vous savoir loin d'elles, Elisabeth.
Source : Gallica

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