Fernando de Rojas,
La Célestine
“ Calixte. Le malheur est sans force contre un cœur dès longtemps préparé à le bien recevoir, mais, hélas ! j’étais désarmé ; je n’avais prévu ni faussetés ni tromperies ; je m’abandonnais à vous plein de confiance, quoi qu’il dût arriver, et maintenant n’est-il pas juste que je m’afflige et que je revienne pas à pas le long du chemin qu’avait fait parcourir à mon imagination la douce nouvelle que j’avais reçue ? Ô malheureux Calixte ! comme tes serviteurs se sont joués de toi ! Ô Célestine, femme trompeuse et rusée ! ”
