Résumé

Portrait de Jean Dufourt Jean Dufourt Calixte ou l'introduction à la vie lyonnaise

J’aime Marie-Antoinette, et, bien que le sort ne m’ait pas fait naître au confluent du Rhône et de la Saône, je n’aspire plus qu’à y vivre et y mourir. Vous m’avez trop bien montré, mon cher Calixte, qu’en dehors de Lyon, d’une certaine société et d’une certaine morale, il n’est ni sagesse, ni bonheur, ni vertu. L’émulation de l’exemple m’aiguillonne et m’enfièvre. Le noble souci du respect de soi-même me harcèle. Je veux connaître, à mon tour, l’ivresse de la considération. Quand j’arrivai à Lyon, le désir du mariage m’avait à peine effleuré.
Source : Gutenberg

Portrait de Jean Dufourt Jean Dufourt Calixte ou l'introduction à la vie lyonnaise

Quelles personnalités ! Arsène Jutet, Sixte Sévère, Aimé Bernicot, Vital Sévère, Florestan Bizolon, Fortuné Sévère, Léonard Grivolin, Juste Miron, Désiré Rivollet, Pothin Paterin et Calixte, lui aussi, mon vieil ami Calixte. « Tous, ils y sont tous ! » m’écriai-je malgré moi avec une sorte d’effarement. Pourtant je n’aperçus ni Mme Greillon-Delamotte, ni M. Gaspard Vernon qui vivait dans une égale insouciance de l’édification et de la considération, ni ma bien-aimée Marie-Antoinette. Que le ciel en soit loué !
Source : Gutenberg

Portrait de Jean Dufourt Jean Dufourt Calixte ou l'introduction à la vie lyonnaise

Je rentrai à l’hôtel dans une extrême perplexité.
« Où est donc, me demandais-je, le Lyon où l’on s’amuse ? Calixte aurait-il dit vrai ? N’y aurait-il qu’un Lyon où l’on travaille ? Ne vivrait-on ici que pour travailler et dormir, dormir et puis travailler ? Quelle ville étrange ! »
Je m’endormis à une heure avancée. Un rêve burlesque agita mon sommeil. Calixte, méconnaissable, les yeux fous, les oreilles pointues et velues, les narines frémissantes, tel un faune lubrique, s’efforçait de m’entraîner malgré moi au casino.
Source : Gutenberg

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