Auguste Bleton

Résumé

Auguste Bleton Petite histoire populaire de Lyon (1885)

INCENDIE DE LUGDUNUM. —Lugdunum existait depuis un siècle seulement. En une nuit de l'année 58, il fut détruit de fond en comble par un incendie sans exemple et dont les causes n'ont jamais été connues. Le désastre fut tel que des écrivains ont cru qu'un tremblement de terre avait complété l'oeuvre du feu. Les monuments même furent anéantis, sauf l'autel d'Auguste et l'amphithéâtre national, situés sur la rive gauche de la Saône. La ville se rebâtit rapidement et reprit sa prospérité, comme elle l'a fait chaque fois, après les sinistres de guerre ou d'inondation qui l'ont si souvent frappée.
Source : Gallica

Auguste Bleton Petite histoire populaire de Lyon (1885)

ENREGISTREMENT DE LA CHARTE LYONNAISE. — Les habitants de Lyon avaient été déclarés exempts de toute taille et impôt personnel ou foncier. Dans l'acte du 4 avril 1320, l'archevêque Pierre de Savoie avait, d'ailleurs, formellement reconnu « qu'il est écrit dans la vieille loi des philosophes que les Lyonnais sont de ceux qui, en Gaule, jouissent du droit italique; les citoyens, en conséquence, ne peuvent être ni taillés, ni imposés, et jamais ne l'ont été par le seigneur. »
Source : Gallica

Auguste Bleton Petite histoire populaire de Lyon (1885)

PHYSIONOMIE DU DÉPARTEMENT. — Le département du Rhône, chef-lieu Lyon, est formé du Lyonnais proprement dit, du Beaujolais et du Franc-Lyonnais. Le Lyonnais proprement dit et le Beaujolais constituaient anciennement, avec le Forez et le Roannais, un des trente-deux gouvernements, dont la capitale était Lyon. Le Franc-Lyonnais, situé sur la rive gauche de la Saône, était une sorte de petite république, exempte d'impôts, s'administrant elle-même, et relevant, pour la justice seulement, de la sénéchaussée de Lyon. Tout le pays situé sur la rive droite de la Saône et du Rhône est très accidenté.
Source : Gallica

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