“ À cette nouvelle, Gondebaud, ignorant la ruse de son frère, fit dire à celui-ci : Viens à mon secours, car les Francs marchent contre nous, et viennent dans notre pays pour s’en emparer : soyons donc d’accord pour repousser une nation ennemie, de peur que, séparés, nous n’éprouvions le même sort que les autres peuples. Celui-ci lui répondit : « J’irai avec mon armée, et je te fournirai du secours. » Les trois armées, c’est-à-dire celle de Clovis contre celles de Gondebaud et de Godégisile, s’étant mises en marche avec tout leur appareil de guerre, elles arrivèrent auprès du fort nommé Dijon. ”
Gondebaud
Définition et enjeux
Gondebaud, roi des Bourguignons au Ve siècle, incarne un tournant dans l'histoire de la Gaule et des relations entre les royaumes germaniques. Les auteurs comme François Guizot ou Jean-Baptiste Dubos le représentent comme un souverain confronté à des dilemmes religieux, notamment son refus de l'arianisme, ou à des conflits armés avec les Francs.
Ernest Lavisse souligne son hésitation face à la Trinité, tandis que Godefroid Kurth rapporte ses campagnes contre les Visigoths. Ces analyses révèlent un personnage central dans l'annexion de la Bourgogne par les Francs, marquant la fin d'une autonomie politique et religieuse.
Citations sur “Gondebaud”
Ernest Lavisse,
Les Préliminaires de l’histoire d’Allemagne
“ Gondebaud ne peut se résoudre à croire à trois dieux, mais il n’impose point sa foi et il voudrait attendre en paix le temps prédit par l’écriture « où l’homme reposera tranquillement à l’ombre de son figuier. » ”
Jean-Baptiste Dubos,
Histoire critique de l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules
“ Il eut beau alleguer qu’il lui convenoit de garder des ménagemens avec sa nation, Avitus traita tous les égards que Gondebaud vouloit avoir pour les hommes au préjudice de ce qu’il devoit à Dieu, de foiblesse, et de foiblesse dont un roi devroit être incapable. « C’est à vous, lui disoit-il, à faire la loi à vos Bourguignons et non pas à la recevoir d’eux. » Ces raisons terrassoient bien Gondebaud, mais elles ne le gagnoient pas, et il mourut enfin sans avoir pû se résoudre à faire une abjuration de l’arianisme telle qu’on l’exigeoit de lui, avant que de le réconcilier à l’Eglise. ”
“ Si tu vas à la guerre, tu es à la tête des guerriers, et ils te suivent où tu veux les mener. Il vaut mieux que, marchant à ta suite, ils connaissent la vérité, que si, après ta mort, ils demeuraient dans l’erreur, car on ne se joue pas de Dieu ; et il n’aime pas celui qui, pour un royaume terrestre, ne le confesse pas dans ce monde. Confus de tant de sagesse, Gondebaud persista cependant, jusqu’à la fin de sa vie, dans cette folle conduite, et ne voulut jamais confesser publiquement l’égalité de la Trinité. Le bienheureux Avitus était alors un homme d’une grande éloquence. ”
avocat Béatrix, Histoire du pays de Gex (1851)
“ Gondebaud s'empara des déserts d'Avenche, et ravagea les plaines qui avoisinent le Pô et le Tessin , lorsque les Ostrogoths firent la conquête de l'Italie. C'est vers ce temps que Sigismond, fils de Gondebaud, épousa Ostrogotha, fille de Didier, roi d'Italie. Nous constatons cet événement, insignifiant par lui-même, parce qu'un prochain avenir lui donnera de l'importance. Gondebaud, parvenu à un âge avancé, rassembla la nation en diète à Quadruvium sa résidence, voisine de Genève. Son fils Sigismond fut proclamé roi et élevé dans les airs sur un bouclier. ”
Godefroid Kurth,
Clovis, Tome 2 (of 2)
(1901)
“ Quant à Gondebaud, il avait eu pour mission de donner la chasse aux Visigoths de la Septimanie, et de rejeter au delà des Pyrénées les débris de cette nation. Poussant droit devant lui pendant que les princes francs s'en allaient à droite et à gauche, Gondebaud pénétra dans Narbonne. Là, un bâtard du feu roi, du nom de Gésalic, profitant de l'enfance de l'héritier présomptif, s'était proposé pour souverain aux Visigoths démoralisés, et ceux-ci, dans leur impatience de retrouver un chef, n'avaient pas hésité à le mettre à leur tête, sans se préoccuper de ce que devenait le jeune Amalaric. ”
Auguste Longnon,
Géographie de la Gaule au VIe siècle
(1878)
“ C'est du moins ce que rapporte Grégoire de Tours, d'après lequel Gondebaud, après avoir assiégé et tué dans Vienne son frère Godegisèle qui l'avait trahi lors de la lutte contre Clovis, «ramena sous sa domination tout le pays qu'on nomme aujourd'hui la Bourgogne2». L'historien des Francs ne mentionne donc aucune conquête de territoire par les Francs, et, s'il parle de la réunion de « toute la Bourgogne » sous le sceptre de Gondebaud, il veut simplement exprimer l'annexion des cités qui obéissaient antérieurement à Godegisèle, le roi de Vienne. ”
Victor Fouque, Histoire de Chalon-sur-Saône : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1844)
“ On assure que la première grâce qu'elle demanda à Clovis, fut de faire mettre le feu aux douze derniers villages de la Bourgogne , qu'elle venait de traverser. Gondebaud qui vit alors ce qu'il avait à craindre des Francs, songea à se créer des alliés; il maria son fils Sigismond avec la fille de Théodoric, roi d'Italie, qui profita de cette circonstance, pour réclamer, moyennant rançon, les nombreuses familles italiennes, que Gondebaud et Godegésile retenaient captives. ”
Jean-Marie-Vincent Audin,
Histoire de la vie, des ouvrages et des doctrines de Calvin
(1841)
“ C'est l'église de Saint-Pierre que la réforme devait profaner et dépouiller. C'est Gondebaud qui fit rédiger la loi Gombette, vieux code où l'on voit se refléter les moeurs et les usages du peuple germain et du peuple allobroge romain. Gondebaud fait de vains efforts pour introduire l'arianisme à Genève ; le catholicisme d'Occident devait l'emporter : Clovis, le roi des Francs, venait de l'embrasser. Le royaume bourguignon, morcelé , déchiré, dissous, ne tarda pas à passer sous la domination des Francs, mais en conservant ses lois et ses franchises. ”
Jean-Baptiste Dubos,
Histoire critique de l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules
“ Plus il vous est dévoüé, plus vous devez prendre soin de le conserver. Sur ces représentations, Gondebaud fit faire les recherches convenables, et il se trouva dans son trésor un anneau sur lequel la tête ou le nom de Clovis étoit gravé. Gondebaud en fut surpris, et manda sa niece pour éclaircir avec elle une telle avanture. Il me souvient, répondit cette princesse aux interrogations de son oncle, qu’il y a quelques années que vous donnâtes audiance à des ambassadeurs de Clovis, qui vous firent divers présens de la part de leur maître. ”
Gabriel Tarde, Études pénales et sociales (1892)
“ Gondebaud n'a fait que suivre cet entraînement, et ce qui le prouve le mieux, c'est qu'il cherche à se prouver à lui-même le contraire, comme feront après lui tous les apologistes du duel, même à notre époque, en lui découvrant après coup les avantages les plus imaginaires et les plus étranges. Le duel a du bon, dit le roi bourguignon dans ses motifs, il est un remède au parjure des plaideurs. ”
Dictionnaire historique des prisonniers d'Etat… (1837)
“ Gondemar, à Vienne. Les deux premiers s'étaient ligués contre leur frère; Chilpéric était tombé sous le fer fratricide de Gondebaud, sa veuve avait été jetée dans le Rhône, ses deux fils égorgés : ses deux filles échappèrent à la mort. L'aînée, Chrome, se réfugia dans un couvent, où elle prit le voile ; Clotilde, trop jeune pour s'engager par des vœux irrévocables, était restée à la cour de son oncle, de l'assassin de sa famille : Gondebaud ne reculera pas devant un nouveau crime pour se rendre maître des autres provinces du royaume de Bourgogne. ”
Abbé B....., Vie de saint Venance : évêque de Viviers… (1858)
“ Ce même jour, plusieurs-ariens demandèrent à être reçus à la pénitence et furent baptisés peu de temps après. Il parait cependant que Gondebaud n'eut pas le courage de professer publiquement la foi dont il venait de reconnaitre la vérité, et qu'il continua à vivre dans les erreurs de l'arianisme. A sa mort, son fils Sigismond monta sur le trône : ce fut un présent bien précieux que Dieu fit à la nation des Bourguignons ; car ce prince persévéra jusqu'à la fin dans la foi qu'il avait embrassée. ”
Jean Mercier, Souvenirs historiques d'Annecy jusqu'à la Restauration… (1878)
“ Gondioch, fils de Gondicaire, fit prospérer les affaires des Burgondes et laissa, à sa mort, arrivée vers l'an 463, quatre fils qui se partagèrent ses états, savoir, Gondebaud, Godégisèle, Chilpérich et Godemar. L'ambitieux Gondebaud fit périr ces deux derniers avec leurs enfants mâles et n'épargna que Clotilde et Sédeleube, filles de Chilpérich, qu'il tint prisonnières. Gode- gisèle, qui régnait à Genève, craignant pour lui le sort de ses frères, se ligua avec Clovis, roi des Francs, contre Gondebaud, qui fut vaincu ”
avocat Béatrix, Histoire du pays de Gex (1851)
“ Ce malheureux fut assiégé dans Vienne. Les vivres venant à manquer, tous ceux qui n'avaient pas d'emploi militaire en furent bannis. L'un d'eux, ouvrier aux fontaines, introduisit Gondebaud dans la cité, par un aqueduc qu'il avait fraîchement réparé. Godegisel fut massacré dans une église. Ses conseillers les plus distingués périrent dans les tourments, la garnison des Francs fut livrée à Alaric, roi des Visigoths et allié de Gondebaud. Clovis, à son retour, jugea prudent de transiger avec les Bourguignons, invincibles dans leurs montagnes. ”
“ Après cela, Gondebaud ayant repris des forces, et négligeant déjà de payer au roi Clovis le tribut qu’il lui avait promis, fit marcher une armée contre Godégisile, son frère, et l’assiégea dans la ville de Vienne. Dès que les vivres commencèrent à manquer au bas peuple, Godégisile craignant que la disette ne s’étendît jusqu’à lui, fit chasser de la ville tous les pauvres gens. ”
Giraud, Histoire de l'esprit révolutionnaire des nobles en France sous les soixante-huit rois de la monarchie… (1818)
“ Les révolutionnaires ne s'attendaient pas, de la part du roi Gontran , à cette célérité de mouvement et à cette vigueur de caractère. Ils se laissèrent surprendre dans leur camp ; on les enfonça de toutes parts ; on brisa leurs enseignes et on obligea le prétendant à chercher sa retraite dans le midi de la France. Gondebaud, afin de se donner le temps de rétablit son armée mise en déroute , et de concerter avec la noblesse factieuse de nouvelles mesures de guerre civile , s'enferma imprudemment dans la ville de Comminges. ”
Charles Dufayard, Histoire de Savoie (1913)
“ Sigismond avait été élevé dans la religion catholique tandis que son frère était resté arien : aussi les divisions religieuses, que Gondebaud avait voulu empêcher, vont-elles se perpétuer en Sabaudie. Ce ne fut pas le seul péril qui menaçait la monarchie burgonde : les Francs cherchaient à s'étendre jusqu'aux Alpes et à réaliser la pensée de Clovis. Ils y furent singulièrement aidés par la faiblesse et l'inertie des successeurs de Gondebaud. ”
Godefroid Kurth,
Clovis, Tome 1 (of 2)
(1901)
“ Flebatis quondam pietate ineffabili funera germanorum. S. Avitus, Epistolæ ad Gundobadum, 5.Gondebaud, en effet, avait sur son frère une supériorité qui n'était pas seulement due à l'aînesse. Longtemps avant que les événements eussent fait de lui le seul souverain de tous les Burgondes, il semble avoir déjà tenu cette place dans l'estime de ses voisins [435] . ”
Augustin Cabanès, Les Morts mystérieuses de l'histoire… (1910)
“ Siagrius , fils d' Ægidius ( 2 ) , roi des Français , en concurrence avec Childéric ; Alaric , roi des Visigoths , et le roi des Allemands , tués dans des batailles ; Gondégisile , roi de Bourgogne , tué par Gondebaud , son frère , mais par suite de ses intrigues avec Clovis . Nous ne parlons point de Gondemar et de Chilpéric , frères de Gondebaud et de Gondégisile : le premier , brûlé par Gondebaud dans une tour où il se défendoit ; le second , père de Clotilde , massacré avec ses deux fils par le même Gondebaud , et sa femme jetée dans la rivière une pierre au cou . ”
Jean-Antoine Gautier, Histoire de Genève des origines à l'année 1691… (1896-1914)
“ Gondebaud, s'en étant aperçu, pour prévenir le mal, s'y prit en sage prince de cette manière. Il se proposa de contenir les Bourguignons par de nouveaux règlemens et en abrogeant certaines lois, faites par ses prédécesseurs, trop favorables au peuple conquérant et trop dures pour le peuple conquis2. Il assembla, pour cet effet, les principaux de son État et les plus habiles gens qu'il put trouver, à Genève, et y fit par leur conseil des lois qu'on a encore aujourd'hui et qui ont pour titre les Lois des Bourguignons. ”
Catalogue du musée cantonal d'archéologie de Genève (1863)
“ D'après M. Edouard Mallet, il faut lire : (Gunde) badus rex clement (issimus) emoliimerito propr (io) spatio mult (ip) licato. c'est-à-dire : Gondebaud, roi très-clément, restaura la ville à ses propres frais, en agrandissant l'enceinte. Cette inscription était autrefois encastrée dans la face extérieure de l'arcade du Bourg-de-Four; en 1840, M. le professeur A. De la Rive fit démolir la maison de l'arcade, pour la remplacer par des constructions nouvelles, et, à cette occasion, il fit présent au Musée académique de cette inscription, dite de Gondebaud. ”
Paul Lacroix,
Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution de 1789…
(1863)
“ Elle était fille de Chilpéric, roi d'une partie de la Bourgogne ; Gondebaud, son frère, qui en possédait une autre, le fit assassiner pour réunir le royaume entier sous son sceptre. La nièce garda un vif ressentiment de cette barbarie. Il ne put être étouffé par la condescendance qu'eut son oncle de l'accorder à Clovis, quoiqu'on agréant ce mariage il dût craindre et l'ambition du prince et le caractère vindicatif de sa nièce. ”
Léon Aubineau, M. Augustin Thierry : son système historique et ses erreurs… (1879)
“ Gondebaud était touché de ses raisons (1) ; mais il n'osa jamais professer la foi catholique, et il mourut dans son hérésie. Quand on compare cette faiblesse du roi bourguignon avec la générosité de Clovis confessant le Dieu de Clotilde et, si l'on en croit un historien de la vie de saint Remy, laissant s'éloigner de son armée un grand nombre de ses compagnons, qui allèrent se ranger parmi les fidèles de Ragnacaire (2) pour ne pas abandonner le culte de leurs idoles, on comprend la raison du succès des Francs. ”
Jean-Baptiste Dubos,
Histoire critique de l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules
“ Donc il y avoit eu une guerre entre Théodoric et Gondebaud avant celle qui commença l’année cinq cens. En second lieu, une des circonstances de cette rédemption qu’Ennodius rapporte, c’est, comme on va le lire, que Godégisile frere de Gondebaud et l’un des rois des Bourguignons vivoit encore quand elle se fit, et que même ces deux princes étoient alors en bonne intelligence. Or dans la guerre commencée en cinq cens, entre les Francs et les Ostrogots d’une part, et les Bourguignons de l’autre, et qui se termina en une campagne, Godégisile fut jusques à sa mort, l’allié des ennemis de son frere. ”
Auguste Longnon,
Géographie de la Gaule au VIe siècle
(1878)
“ Tours n'apporte aucune lumière sur l'étendue de la domination bourguignonne avant le règne de Gondebaud. Il nous apprend que, vers l'an 500, les deux rois bourguignons, Gondebaud et Godegisèle, régnaient sur les pays situés le long du Rhône et de la Saône et sur la Provence marseillaise (Massiliensis Provincia) 1. ”
Godefroid Kurth,
Clovis, Tome 1 (of 2)
(1901)
“ Leblant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, t. I, no 31, pp. 68-71.Les relations avaient toujours été bonnes entre les membres de la famille royale de Burgondie. Des légendes franques, inspirées par l'antipathie nationale et nées sur les lèvres des poètes populaires, ont représenté Gondebaud comme le meurtrier de son frère Chilpéric, dont il [Pg 283] aurait encore fait périr la veuve et les fils, en même temps qu'il reléguait ses filles à Genève. ”
Gaston Bizos, Etude sur la vie et les oeuvres de Jean de Mairet… (1877)
“ Le dernier acte, qui contient une situation très dramatique, est malheureusement gâté par la faiblesse du rôle de Gondebaud. Chriséide est de nouveau sa captive et ne répond que par des pleurs à ses déclarations passionnées. Avant d'en venir à la force,' le roi se décide à demander aux Dieux l'amour de la cruelle. Un sacrifice se prépare : Gondebaud et Chriséide sont devant l'autel. Le roi offre en vain à la jeune femme de partager sa couronne ”
Alvar Agustín de Liaño, Répertoire portatif de l'histoire et de la littérature des nations espagnole et portugaise…
“ Mais cette monarchie se releva sous la conduite des 3 fils de Gondahaire. Le second Gondioc eut pour fils cet immortel Gondebaud, grand capitaine, admirable comme législateur et comme administrateur, penseur profond,, et homme habituellement sage, juste et équitable, qui n'eutd'autre tort que celui de n'avoir point osé prévenir l'injustice et la perfidie de ses voisins en donnant de la consistance à sa monarchie, et celui de se venger d'une manière atroce de l'injustice et de la perfidie de ses voisins (Hist. litt. de France Tom. III. — Schoepflin : Dissert. hist. de Burgundia.) ”
Jean-Antoine Gautier, Histoire de Genève des origines à l'année 1691… (1896-1914)
“ I, col. 33 et suiv, de France, s'appelait Clotilde. Nous parlerons plus amplement de l'une et de l'autre tout à l'heure. Gondemar au reste, qui s'était retranché dans une tour de la ville, aima mieux s'y laisser brûler tout vif que de se rendre. Ce fut environ l'an 473 que ce que nous venons de rapporter arriva. Gondebaud, après ces horribles exécutions, se trouva maître de tout le royaume de Bourgogne. Il semble qu'alors ce barbare prince devait être en possession des états de Chilpéric et par conséquent de Genève. ”
