Gabriel Tarde, Études pénales et sociales (1892)
“ L'amour morbide ! Mais, dira-t-on peut-être, quel est donc l'amour qui n'est pas une maladie? N'est-il point toujours une fièvre qui modifie les battements du pouls, gêne ou accélère la respiration, trouble l'esprit? Il nous aveugle sur les défauts de l'objet aimé, il nous montre en lui des beautés imaginaires, et, par cette double hallucination négative et positive, parce délire compliqué des sens et du cerveau, nous pousse au désespoir, à la ruine, au crime, à la mort. Il nous y pousse, s'il ne nous y précipite pas toujours. ”
