Arianisme

Définition et enjeux

Louis Grégoire,  Dictionnaire encyclopédique d'histoire… (1871)

“ L'empereur Julien échoue dans sa vaine tentative; l'arianisme fait en vain les plus grands ravages dans l'empire et surtout chez les nations germaniques.
Lorsque arrive la ruine de l'empire romain, le christianisme sauve les débris précieux de l'antique civilisation et s'efforce de soumettre à ses lois et à sa morale les peuples barbares. Les Francs, sous Clovis, plus tard les Irlandais et les Anglo-Saxons, sont dès le premier jour convertis à l'orthodoxie; les Bourguignons, les Wisigoths, les Lombards, abjurent successivement l'arianisme.
”
Source : Gallica

Portrait de Godefroid Kurth Godefroid Kurth,  Les origines de la civilisation moderne… (1891)

“ Les évêques ariens, humbles serviteurs des maîtres qui les ont élevés au pouvoir, les payent de ce bienfait en leur asservissant l'Église. Prélats de cour, ils font de leur roi un César au petit pied, auquel ils apprennent à mépriser une religion dont il est le suprême pontife. Voilà pourquoi l'arianisme passe inglorieux et infécond à travers le monde, entraînant à sa suite les multitudes silencieuses des peuples qu'il a arrachés à l'Église et qu'il conduit à la mort ! ”
Source : Gallica

Eugène Forcade,  Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 28 février 1865

“ Nous sommes en présence d’un nouvel arianisme qui dispute à Jésus-Christ sa divinité, et nous irions diviniser César ! On ne nous accusera point de forcer ici la pensée de l’empereur. L’éminent écrivain nous donne bien les grands hommes comme des sortes de prophètes. Il les représente comme suscités par la Providence pour tracer aux peuples la voie qu’ils doivent suivre ; les peuples sont liés à eux par d’impérieux devoirs. ”
Source : Wikisource

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