Arius

Définition et enjeux

Portrait de Leconte de Lisle Leconte de Lisle,  Histoire populaire du Christianisme

“ Arius appuyait sa doctrine sur les passages des Évangiles où Jésus-Christ se dit inférieur à son Père et soumis à sa volonté. Plusieurs évêques se rallièrent à l’Arianisme et le défendirent, Eusèbe de Nicomédie, entre autres. Il y avait longtemps d’ailleurs que beaucoup d’Églises étaient Ariennes avant Arius. Saint Denys d’Alexandrie professait l’inégalité des deux premières Personnes et ne considérait le Saint-Esprit que comme une simple créature. De sorte que l’Arianisme se répandit rapidement en Égypte, en Lybie et dans la Thébaïde supérieure. ”
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André de Guerne,  Les Siècles morts

“ Je te nomme, Arius ! Qui donc ronge et lacère
Comme un tigre acharné, des griffes et des crocs,
La tunique du Christ arrachée aux bourreaux,
Et, mêlant, ô Jésus ! son écume aux morsures,
De ta chair rédemptrice a rouvert les blessures ?
Qui donc, dans son repaire entassant les trésors,
De sa lubricité souillant âmes et corps,
Dans l’ombre a fait rougir de ses vices infâmes
La pudeur des enfants et la vertu des femmes ?
”
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Portrait de Guglielmo Ferrero Guglielmo Ferrero,  La ruine de la civilisation antique

“ Condamné par le concile de Nicée, Arius était parti pour l’exil ; mais l’arianisme était diffus et puissant, avait des amis dévoués même à la cour, parmi lesquels Constance, la sœur de Constantin ; il ne renonça donc pas à la lutte. Profitant des erreurs des adversaires, adoucissant sa doctrine, Arius et ses partisans réussirent à regagner la faveur de Constantin, en le persuadant qu’une réconciliation était possible. L’empereur, toujours animé du désir de rétablir l’unité morale de l’Empire, tenta cette réconciliation ”
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