Résumé

Portrait de Godefroid Kurth Godefroid Kurth Les origines de la civilisation moderne… (1891)

Immense fut l'épouvante qui s'empara des provinces, lorsqu'on apprit que le fléau de Dieu approchait. Il ne venait pas seulement exterminer l'empire ; il venait détruire la société et la civilisation, et sur les ruines du passé écraser l'avenir qui y germait. L'Eglise et les barbares allaient périr. Alors le sentiment de la solidarité entre Romains et Germains s'éveilla avec une vivacité qu'il n'avait pas encore eue dans l'histoire. Toutes les peuplades germaniques, les Francs, les
Burgondes, les Visigoths, dix autres encore, vinrent, à l'àppel d'Aétius, se ranger sous les aigles romaines.
Source : Gallica

Portrait de Godefroid Kurth Godefroid Kurth Les origines de la civilisation moderne… (1891)

L'œuvre d'Euric, après avoir brillé pendant quelques jours d'un éclat trompeur, échouait comme celles de Genséric et de Gondebaud.
Mais le plus remarquable, sans contredit, dans le groupe des rois barbares, c'est Théodoric, roi des Ostrogoths d'Italie, héros étrange arrêté sur le seuil de la société moderne, entre un monde auquel il n'appartient pas encore et un monde auquel il n'appartient plus, et qui flotte entre deux époques dans un demi-jour plus favorable à l'épopée qu'à l'histoire. C'est le vrai grand homme des peuples du vie siècle. On pourrait l'appeler le Charlemagne de l'arianisme.
Source : Gallica

Portrait de Godefroid Kurth Godefroid Kurth Les origines de la civilisation moderne… (1891)

Il faut voir de quel éclat elle brille, à cette heure suprême où les décrets de la Providence vont s'accomplir sur l'empire romain. Elle apparaît vis-à-vis de lui comme le géant vis-à-vis du pygmée. Pendant que toutes les misères de la décadence se résumaient, comme on l'a vu, dans le règne déplorable de Valentinien III, toutes les gloires de l'Église resplendissaient dans la personne du pape qui porte le nom de saint Léon le Grand. En lui, la papauté se montrait déjà ce qu'elle allait être pendant des siècles : l'âme de la civilisation universelle et l'arbitre du monde.
Source : Gallica

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