Résumé

Essai sur l'origine du droit français… (1865)

On ne peut nier les faits miraculeux racontés par les apôtres dans les évangiles, faits qu'ils ont vu, sans tomber dans l'absurde. On ne peut nier enfin que de pauvres pécheurs, de pauvres manœuvres, n'aient été choisis -par Dieu pour répandre, prêchèr la morale et les préceptes les plus parfaits, et que sans l'assistance divine ces hommes du peuple, dénués de toute unnaissance, aient pu deviner et nous transmettre des beautés aussi exquises et d'une simplicité, d'un naturel tels que toutes les classes de la société peuvent les comprendre et se les approprier sans aucune peine.
Source : Gallica

Essai sur l'origine du droit français… (1865)

Celui qui a réellement envie de se jeter dans le dédale des temps antérieurs à Jésus-Christ, de comparer les mœurs des
peuples, à paitir de l'époque où les brouillards qui les environnaient ont commencé à s'éclaircir, a un champ incommensurable à parcourir; il en retirera la satisfaction de s'être contenté; mais quelque soient ses études, il ne réussira jamais à rien co-ordonner de satisfaisant, d'une clarté telle qu'elle ne soit obscurcie par mille systèmes, mille contradictions, mille lacunes qui finissent par laisser flotter dans le vague l'esprit le mieux organisé.
Source : Gallica

Essai sur l'origine du droit français… (1865)

Quant au civil, Clotaire suivit les errements de ses prédécesseurs; il ne négligea point tout ce qui devait concerner la justice ; chaque état, chaque profession avait son tribunal, ses lois et ses coutumes. L'ecclésiastique était jugé par le clergé, le militaire par les gens de guerre, les nobles par les gentils-hommes, le peuple par des centeniers dans les bourgs et les villages, par des èomtes dans les villes, par des ducs dans les métropoles ou capitales. Il n'y avait aucun degré de juridiction parmi ces tribunaux: on n'appelait de leurs sentences qu'au roi.
Source : Gallica

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