Résumé

Jean-Marie-Félicité Frantin Annales du moyen-âge, comprenant l'histoire des temps qui se sont écoulés depuis la décadence de l'empire romain jusqu'à la mort de Charlemagne… (1825)

Cette passion ne fut peut-être point à blâmer dans le vainqueur des Saxons, ennemis héréditaires et vassaux rebelles de l'Austrasie ; des Avares, anciens dévastateurs de l'empire romain ; elle est plus difficile à justifier dans Charles ennemi de sa propre famille. L'invasion violente de l'héritage de Carlolllan, la fuite de Gerberge et de ses fils, et la mémoire étouffée de ces enfans qu'on précipitoit dans des cloîtres, sont des taches qu'il est pénible de rencontrer dans la vie d'un prince qui honora tellement son siècle et sa nation et l'humanité tout entière.
Source : Gallica

Jean-Marie-Félicité Frantin Annales du moyen-âge, comprenant l'histoire des temps qui se sont écoulés depuis la décadence de l'empire romain jusqu'à la mort de Charlemagne… (1825)

Léon n'avoit point encore dépouillé ce masque de vertus qui avoient fait l'admiration et l'espoir du peuple de Constantinople. En étouffant la révolte, il pardonna à son frère. Il épargna même la vie des autres conjurés, se contenta de faire battre de verges , raser et exiler à Chersone ces sujets perfides. Heureux d'avoir su réprimer une conspiration et châtier des coupables , sans manquer à la justice du prince ni à l'humanité ; ce qui n'étoit plus connu dans l'empire grec, où la force ne fut presque jamais que cruauté; et la modération, pusillanimité et foiblesse.
Source : Gallica

Jean-Marie-Félicité Frantin Annales du moyen-âge, comprenant l'histoire des temps qui se sont écoulés depuis la décadence de l'empire romain jusqu'à la mort de Charlemagne… (1825)

Tandis que Charles couvroit de ses troupes la Saxe et la Pannonie, une troisième armée françoise passoit les Pyrénées. Il ne paroît pas que Charles se proposât de faire de nouvelles conquêtes dans la Péninsule. Mais la dernière incursion que les Sarrasins avoient faite dans la Narbonnoise, et les ravages cruels qui l'avoient accompagnée, exigeoient peut-être qu'il fit reparoître ses enseignes au-delà des monts, soit pour se venger de l'affront des Infidèles, soit pour raffermir sa domination dans la Catalogne et dans toute cette partie de l'Espagne jusqu'à l'Ebre qu'ils avoient dévastée.
Source : Gallica

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