Jean-Baptiste Dubos,
Histoire critique de l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules
“ La précaution que je suppose ici que le roi des Francs ait prise, est si sage, elle se présente si naturellement à l’esprit, qu’il n’y a point de souverain, qui lorsqu’il mene ou qu’il envoye ses troupes servir un autre prince, ne veuille en prendre une pareille, et à qui le potentat au service de qui les troupes passent, n’accorde de la prendre ; en effet c’est le meilleur moyen d’empêcher ceux qui composent ces troupes d’oublier quel est leur souverain naturel, comme de prendre l’idée qu’ils soient à tous égards les sujets de la puissance dont ils se trouvent être actuellement les soldats. ”
