Charles Aubertin

Élements biographiques

Charles Aubertin,  L’Histoire de Louis XV selon M. Michelet

“ Voilà dans quelles conditions et avec quelles habitudes d’esprit M. Michelet, s’avançant d’un pas intrépide vers le couronnement de son œuvre et le faîte du grand siècle, entame aujourd’hui l’époque de Louis XV.
Même à ne considérer que la politique étrangère, cette époque est critique et décisive. C’est l’un de ces momens où l’irréparable s’accomplit, où les destinées se fixent pour un temps indéterminé, où s’attachent au cœur des peuples imprévoyans les longs repentirs. Tout grandit en Europe excepté nous, et cette élévation, que nous n’avons pas su ou voulu empêcher, nous abaisse.
”
Source : Wikisource

Charles Aubertin,  L'esprit public au XVIIIe siècle… (1873)

“ D'humeur frondeuse, ennemi né du courtisan, on sent, dans les plus grandes audaces de sa verve critique, la frayeur de tout ce qui ressemble et de tout ce qui a succédé à la Bastille. Il saisit d'un regard sûr et prompt les ridicules et les fautes des gouvernements, mais trop souvent il lui manque l'intelligence de ce qui est élevé et généreux. Il est sujet à voir les choses par leurs moindres côtés. Quelle que soit d'ailleurs l'opinion qu'il professe sur la politique, celle-ci n'est pour lui qu'un objet de luxe, un brillant ou amusant superflu qui ne doit jamais porter atteinte au nécessaire. ”
Source : Gallica

Charles Aubertin,  Revue des Deux Mondes

“ Voilà ce qu’avait gagné à la suppression des états-généraux ce despotisme ombrageux, à courte vue, qu’effrayaient les doléances passagères des trois ordres et les éclats intermittens de la voix du pays. Il s’irritait des libertés traditionnelles de la monarchie, et il armait contre lui, à deux pas du Louvre, l’opposition hargneuse et tenace d’un corps inamovible; il subissait l’injure d’une fronde parisienne en permanence, appuyée sur la faveur populaire et couverte de la majesté des lois. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature