Résumé

Charles Aubertin Un Diplomate au XVIIIe siècle.…

Dubois avait de l’esprit, dit Saint-Simon, qui pourtant ne le ménage guère ; il avait « assez de lettres, d’histoire et de lecture, beaucoup de monde, force envie de plaire et de s’insinuer, » tous les dehors, sinon tout le vertueux de l’honnête homme. Son humeur gaillarde, ses libres saillies réussissaient fort dans la meilleure société d’Angleterre, et lui-même faisait profession d’aimer cette nation un peu rude, mais sensée et vigoureuse. Il écrivait un jour à l’abbé de Saint-Pierre : « Je suis ici parmi les plus solides esprits qu’il y ait au monde, je veux dire les Anglais. »
Source : Wikisource

Charles Aubertin Un Diplomate au XVIIIe siècle.…

L’éloge le plus vrai de la négociation avait été fait par Stanhope le jour où l’on signa le traité : « Votre voyage à La Haye, monsieur l’abbé, a sauvé bien du sang humain, et il y a bien des peuples qui vous auront obligation de leur tranquillité, sans s’en douter. » C’est le dernier mot de l’histoire sur cet acte habile, inspiré sans doute par l’intérêt particulier du régent et de son envoyé, mais qui eut ce grand mérite d’assurer à la France, à l’Europe épuisées, une paix nécessaire, et de fonder une politique digne de l’esprit libéral des temps modernes.
Source : Wikisource

Charles Aubertin Un Diplomate au XVIIIe siècle.…

La lettre de créance remise par le régent à son ambassadeur était ainsi conçue : « Monseigneur, il est si juste de concourir aux bonnes intentions de votre majesté pour la tranquillité de l’Europe, que j’envoie auprès d’elle l’abbé Dubois, à qui elle a eu la bonté de confier elle-même ses vues, pour conférer avec les ministres des princes qu’il serait important de réunir, et comme personne n’est plus instruit que lui de mes véritables sentimens, je suis ravi qu’il ait occasion de lui rendre compte de nouveau de mon attachement sincère et de mon zèle pour sa gloire et pour ses intérêts. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature