Louis de Carné,
La Monarchie de Louis XV. — II.…
“ Dans les rêves maternels d’Elisabeth, dans les combinaisons plus astucieuses d’Alberoni, rien n’intéressait la France et ne valait le risque que lui aurait fait alors courir une guerre contre l’Angleterre et contre l’empire réunis. Puisqu’elle ne pouvait elle-même prendre pied au-delà des Alpes, ne valait-il pas autant, et mieux peut-être, que ces magnifiques contrées tombassent sous la domination toujours abhorrée et toujours précaire des tedeschi que de repasser sous le sceptre de l’Espagne, dont les dernières ressources se fussent épuisées pour les conserver ? ”
