Saint-René Taillandier,
Revue des Deux Mondes
“ S’il ne s’agissait que d’enlever l’empire d’Allemagne à la maison d’Autriche, le débat serait bien simplifié. Il y a là un candidat tout prêt, l’électeur de Bavière, Charles-Albert, l’ancien allié de Louis XIV, envers qui la France est engagée par la reconnaissance autant que par l’intérêt politique ; Charles-Albert est désigné d’avance au choix des électeurs. Ce qui cause l’embrasement universel et ce qui sera un jour le salut de l’Autriche, c’est qu’une moitié de l’Europe, sans se soucier du droit, se persuade que toute la succession de Charles VI est ouverte, sa succession tout entière. ”
