Résumé

Arsène Legrelle La diplomatie française et la succession d'Espagne… (1888-1892)

Messieurs », dit à peu près Louis XIV, « voilà le roi d'Espagne. La naissance l'appelait à cette Couronne. Toute la nation l'a souhaité, et me l'a demandé instamment, ce que je leur ai accordé avec plaisir. C'était l'ordre du Ciel. » Il se retourna ensuite vers le duc d'Anjou, et ajouta : « Soyez bon Espagnol, c'est présentement votre premier devoir; mais souvenez-vous que vous êtes né Français, pour entretenir l'union entre les deux nations; c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l'Europe (1) . »
Source : Gallica

Arsène Legrelle La diplomatie française et la succession d'Espagne… (1888-1892)

Le plus heureux des trois alliés, le seul heureux même, ce fut, sans contestation, l'Angleterre, admirablement servie, au moment décisif, par l'humanité de la reine Anne et le bon sens, aussi clairvoyant qu'habile, de ses ministres. La dynastie exotique qui allait se greffer sur celle des Stuart gagna tout d'abord, dans ce baptême de sang que Guillaume III lui avait imposé, une vitalité et un prestige qui, beaucoup plus que les lois de l'hérédité naturelle, passablement torturées, la firent asseoir d'une manière durable sur le trône de la Grande-Bretagne.
Source : Gallica

Arsène Legrelle La diplomatie française et la succession d'Espagne… (1888-1892)

Peut-être conviendrait-il de n'en pas trop vouloir à un soldat tel que Villars de préférer les succès du diplomate à la carrière de la brutalité militaire, qui s'ouvrait encore si belle et si large devant lui, jusqu'à Vienne peut-être, avec ou sans la collaboration des Turcs. Il n'est pas arrivé souvent à un général heureux de mettre la préparation d'un traité au-dessus de la continuation de la guerre. Quoi qu'il en soit, Villars savait que, depuis le mois de mai, il ne restait plus que des questions secondaires à résoudre entre son maître et l'Empereur.
Source : Gallica

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