Résumé

Adolphe Levae Essai historique sur les négociations de la trêve de vingt ans… (1844)

« C'est un mépris et une indignité, écrivait La Neuveforge le 7 décembre, dont peut-être jamais l'histoire ne fait voir de pareille entre le vainqueur et le vaincu, et qui ne peut se réparer que parce que Dieu, la justice, le droit des gens et de nature permettent. S'il faut broncher dans ce pas, il n'y a plus de remède. » Mais le collége électoral s'effrayait bien plus de la suprématie de Léopold sur le corps de l'empire, que de la prépondérance hautement avouée que la France, pour le malheur de l'humanité, voulait exercer hors de ses limites.
Source : Gallica

Adolphe Levae Essai historique sur les négociations de la trêve de vingt ans… (1844)

Cependant la trêve était glorieuse pour la France. L'Europe pliait à Ratisbonne et à La Haye, comme à Nimègue, sous le poids de son épée. On pouvait dire de son roi ce qu'un des chœurs d'Eschyle disait de Jupiter : « Nulle puissance ne l'emporte sur sa puissance. Nul trône n'est plus élevé que le sien, et n'a droit à ses respects. Il parle et l'effet suit. Ce que sa volonté décide, s'accomplit aussitôt. »
Source : Gallica

Adolphe Levae Essai historique sur les négociations de la trêve de vingt ans… (1844)

L'Espagne crut constamment que la nécessité forçait l'empire et les états généraux à veiller à notre conservation. Ce fut là le principe de notre morcellement. Un état qui veut se faire respecter de ses voisins, doit puiser sa force en lui-même et non chez les autres. Au reste, les Pays-Bas subissaient le triste sort de la monarchie de Charles V abandonnée comme une proie au favoritisme, depuis la mort du sombre Philippe II. Ils étaient devenus un objet de pitié, après avoir longtemps étonné les autres peuples de leur splendeur.
Source : Gallica

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