Paix de Munster

Définition et enjeux

Portrait de Albert Sorel Albert Sorel Revue des Deux Mondes

Un congrès sera tenu à Rastadt ; son objet direct est le rétablissement de la paix entre la République française et l’Empire... Son objet majeur... est de réorganiser l’Empire et le corps germanique en conséquence des réductions qu’ils auront éprouvées l’un et l’autre... » « L’intérêt de la République, celui de l’Allemagne considérée comme nation, celui de la vérité » exigent que l’on profite « d’une circonstance qui peut ne se retrouver jamais... pour couronner sans retour le salutaire ouvrage qui fut commencé à la paix de Munster, et qui, pendant un siècle et demi est demeuré imparfait. »
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Portrait de Charles Giraud Charles Giraud La Réunion de l’Alsace à la France…

Si les cœurs allemands sont égarés aujourd’hui par une influence étrangère à la véritable et antique Allemagne, ils ne furent point ingrats en 1648 à Munster, lorsque le tour fut arrivé de régler les satisfactions dues à la France pour le secours qu’on en avait reçu pendant la guerre de trente ans. Il ne se trouva, pour vrai dire, à Munster qu’un seul opposant, puissant, mais isolé, la maison d’Autriche, et son opposition s’expliquait, se justifiait même par un intérêt tout personnel, étranger à l’Allemagne, quoique le sort de la paix en dépendît.
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Adolphe Levae Essai historique sur les négociations de la trêve de vingt ans… (1844)

Dès le 24 juillet, une ordonnance de ce tribunal avait réuni à ses domaines Saint-Mard et Virton, faisant, sans raison ni justice, une étrange confusion du spirituel avec le temporel. La paix de Munster, dit l'histoiren Pfeister, reconnaissait la suzeraineté de la France sur l'évêché de Verdun, mais rien de plus. L'état de possession à l'époque de la cession devait servir de règle, et non ce qui était enfoui dans les archives et les actes depuis des siècles.
Source : Gallica

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