Bernard Du Plessis-Besançon

Résumé

Bernard Du Plessis-Besançon Mémoires de Du Plessis-Besançon (1892)

Le premier n'est pas d'une naissance fort illustre ni d'un courage fort résolu, mais d'un esprit intelligent, d'une vigilance incroyable et toujours tendu à découvrir ce qui se fait contre l'intérêt des catalans, au reste puissant dans la députation, puissant dans tous les conseils, et particulièrement parmi les peuples. Don Joseph d'Ardenne est homme de condition, fort brave et fort fier, appuyé de la plupart des gens de guerre et quasi de tous les cavaliers, moins intelligent que l'autre, mais prenant ses conseils du régent, l'homme sans contredit le plus délié de la Catalogne.
Source : Gallica

Bernard Du Plessis-Besançon Mémoires de Du Plessis-Besançon (1892)

Tous les avis que l'on a pu avoir encore de l'état des choses et des ennemis sont qu'il n'y a rien plus certain que le peuple de Naples et de la plus grande partie des provinces du royaume est entièrement aliéné des Espagnols et plein de bonne volonté pour nous; mais, comme ils n'ont quasi plus de chefs, et qu'il n'y a personne assez hardi pour commencer, les esprits et les affaires, quoique l'un et l'autre fort émus, demeurent néanmoins sans agir et sans résolution.
Source : Gallica

Bernard Du Plessis-Besançon Mémoires de Du Plessis-Besançon (1892)

Mais, afin de ne vous laisser pas dans l'obscurité sur une mer qui veut être mieux éclairée avant que de s'y embarquer, je crois que je vous puis assurer avec fondement qu'il y a plus que de l'apparence que le royaume de Naples est en très grande disposition de se perdre pour les Espagnols, puisqu'ils ne s'y peuvent maintenir que par la continuation des violences qui leur ont déjà concité la haine universelle de la noblesse, aussi bien que des peuples, et qu'ils s'y conduisent à présent plus mal que jamais pour y remédier.
Source : Gallica

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