Résumé

Jean Vallier Journal de Jean Vallier : maître d'hôtel du roi… (1902-1918)

La joie, au contraire, que reçurent les frondeurs de l'arrivée des Espagnols fut si grande que c'étoit à qui les traiteroit le mieux; en quoi M. Viole, président de la quatrième chambre des Enquêtes au parlement de Paris2, et qui avoit suivi Monsieur le Prince en Guyenne, se signala sur tous les autres par un très grand festin qu'il leur fit, où les François burent à la santé de ces marranes3, et eux à la leur, comme ils eussent pu faire avec leurs meilleurs amis : et tout cela au grand regret des gens de bien et à la honte éternelle des factieux4.
Source : Gallica

Jean Vallier Journal de Jean Vallier : maître d'hôtel du roi… (1902-1918)

Or, bien que Monsieur le Prince ne fût point venu jusques à Paris, sa faction y parut si forte, que le menu peuple en témoigna beaucoup d'allégresse et de réjouissance ; et il sembloit déjà que toute la ville fût au pillage : de sorte que cinq ou six mille coquins s'étant amassés sur le Pont-Neuf pour le voir arriver, firent beaucoup d'insolences à tous ceux qui passoient et les forcèrent de crier : a Vive le Roi et les Princes!
Source : Gallica

Jean Vallier Journal de Jean Vallier : maître d'hôtel du roi… (1902-1918)

Mais comme il est mal aisé d'avoir toujours des succès favorables, dans la guerre particulièrement, et que, bien souvent, les meilleures causes sont les plus mal défendues, l'on sut que le marquis de Saint-Luc1 avoit été battu dans la Haute-Guyenne par les princes de Condé et de Conti qui, s'étant joints ensemble avec peu de troupes, en avoient poussé un bien plus grand nombre dans Lectoure, où à peine ce marquis s'étoit sauvé avec sa cavalerie après avoir jeté les régiments de Champagne et de Lorraine, que l'on avoit tirés de Catalogne, dans la petite ville de Miradoux2.
Source : Gallica

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