“ Aussitôt que je me vis sur le point de la pratique, c’est-à-dire sur le point de l’exécution de la même action dont j’avois réveillé l’idée moi-même dans l’esprit de La Rochepot, je sentis je ne sais quoi qui pouvoit être une peur. Je le pris pour un scrupule. Je ne sais si je me trompai : mais enfin l’imagination de l’assassinat d’un prêtre, d’un cardinal, me vint à l’esprit. La Rochepot se moqua de moi, et me dit ces propres paroles : « Quand vous serez à la guerre, vous n’enlèverez point de quartiers, de peur d’y assassiner des gens endormis. » ”
Résumé
Rédigé par le cardinal de Retz, Mémoires offre un témoignage intime et politique de la France du XVIIe siècle, marquée par les tensions entre pouvoir royal, religieux et les révoltes populaires. À travers des réflexions sur l’ambition, la moralité et les enjeux de l’État, l’auteur évoque des figures comme la Reine, Mazarin ou le duc d’Orléans, en décrivant les luttes autour du parlement et des députés.
Ces textes, riches en analyse des rapports de force, révèlent un esprit critique acéré et une vision des négociations politiques. Le récit, à la fois historique et personnel, met en lumière les contradictions d’une époque où les aspirations individuelles se heurtent aux enjeux collectifs.
Citations de Mémoires (Cardinal de Retz)
“ Il s’aimoit trop : ce qui est le propre des âmes lâches ; il se craignoit trop peu : ce qui est le caractère de ceux qui n’ont pas de soin de leur réputation. Il prévoyoit assez bien le mal, parce qu’il avoit souvent peur ; mais il n’y remédioit pas à proportion, parce qu’il n’avoit pas tant de prudence que de peur. Il avoit de l’esprit, de l’insinuation, de l’enjouement, des manières ; mais le vilain cœur paroissoit toujours au travers, et au point que ces qualités eurent dans l’adversité tout l’air du ridicule, et ne perdirent pas dans la prospérité tout l’air de fourberie. ”
“ M. de Longueville avoit, avec le beau nom d’Orléans, de la vivacité, de l’agrément, de la dépense, de la libéralité, de la justice, de la valeur, de la grandeur ; et il ne fut jamais qu’un homme médiocre, parce qu’il eut toujours des idées qui furent infiniment au dessus de sa capacité. Avec la capacité et les grands desseins, l’on n’est jamais compté pour rien : quand on ne les soutient pas, l’on n’est pas compté pour beaucoup, et c’est ce qui fait le médiocre. ”
“ Je suis venu ici pour vous dire que vous êtes déshonoré si vous donnez votre démission ; que c’est en cette occasion où vous êtes obligé de remplir, au péril de votre vie et de votre liberté, que vous estimez assurément plus que votre vie, la grande attente où tout le monde est sur votre sujet. Voici l’instant où vous devez plus que jamais mettre en pratique les apophtegmes dont nous vous avons tant fait la guerre. Je compte le fer et le poison pour rien ; rien ne me touche que ce qui est dans moi ; on meurt également partout. ”
“ Je sais bien que l’ambition chatouille incessamment les personnes de votre condition, de votre âge et de votre mérite ; et qu’elle ne vous met devant les yeux, en cette occasion que des images pompeuses et éclatantes de gloire et de grandeur. Mais en même temps que votre imagination vous représente tous les objets de cette passion qui fait les hommes illustres, il faut que votre jugement vous la fasse connoître aussi pour celle qui les rend d’ordinaire les plus malheureux et qui renverse les biens assurés pour courir après des espérances incertaines. ”
“ Je voyois le parlement sur le point de mollir, et je me voyois par conséquent dans la nécessité, ou de subir avec lui le joug du monde le plus honteux et même le plus dangereux pour mon particulier, ou de m’ériger purement ou simplement en tribun du peuple, qui est le parti du monde le moins sur et même le plus bas, toutes les fois qu’il n’est pas revêtu de force. ”
“ Pouvez-vous ignorer que Jeannetin Doria n’ait une envie secrète contre votre naissance, beaucoup plus élevée que la sienne ; contre vos biens, plus légitimement acquis que ceux qu’il possède ; et contre votre réputation, qui passe de bien loin toute celle qu’il peut espérer en sa vie ? Quel sujet avez-vous de croire qu’une envie que ces considérations ont fait naître, et qui est animée par une ambition violente, ne produira dans l’esprit de cet insolent, que des pensées foibles et languissantes, et qu’elle n’ira pas directement à votre ruine ? ”
“ C’est se tromper que de croire que la fortune ne fasse monter ceux que nous haïssons au comble du bonheur que pour nous donner le plaisir de les voir tomber. Toutes les grandeurs ne sont pas voisines des précipices, tous les usurpateurs n’ont pas été malheureux, et le ciel enfin ne punit pas toujours les méchans à point nommé pour réjouir les bons, et les garantir de la violence de ceux qui les veulent opprimer. La nature, plus infaillible que la politique, nous enseigne d’aller au devant du mal qui nous menace : il devient incurable, pendant que la prudence délibère sur les remèdes. ”
“ Je vous la demande avec liberté, parce que je parle à Votre Majesté d’un lieu d’où je suis obligé par ma conscience de vous dire, et de vous dire avec autorité, que vous nous la devez. Mais, hélas ! je me reprends, sire. Si la paix étoit dans vos mains innocentes, il y a long-temps qu’elles auroient fait à la terre ce don si précieux ; la Reine votre mère les auroit désarmées pour la gloire du ciel et pour le repos du monde : votre jeune courage auroit cédé à sa piété. Elle est lasse de ces funestes victoires que l’on achète par le sang de ses sujets. ”
“ Si vous entrez par complaisance dans leurs pensées, vous entrerez en part de la haine publique. Vous êtes au dessus du mépris ; mais la crainte que l’on aura de vous prendra sa place ; et cette crainte empoisonnera si cruellement et la haine que l’on aura pour vous et le mépris que l’on a déjà pour les autres, que ce qui n’est présentement qu’une plaie dangereuse à l’État lui deviendra peut-être mortelle, et pourra mêler dans la suite de la révolution le désespoir du retour, qui est toujours en ces matières le dernier et le plus dangereux symptôme de la maladie. ”
“ Vous êtes né dans des temps qui ne vous produisent presque aucun exemple de force et de générosité qui n’ait été puni, et qui nous en représentent tous les jours, de bassesse et lâcheté qui sont récompensés. Ajoutez à cela que vous êtes dans un pays où la puissance de la maison de Doria tient le cœur de toute la noblesse abattu par une honteuse crainte, ou engagé par un intérêt servile : et cependant vous ne tombez point dans cette bassesse générale. Vous soutenez ces nobles sentimens que votre illustre naissance vous inspire, et votre esprit forme des entreprises dignes de votre valeur. ”
“ SIRE, Entre un nombre infini de qualités éminentes qui rendent la religion chrétienne toute éclatante de merveilles et de prodiges, la plus considérable sans doute est la puissance qu’elle a de perfectionner et même de changer, pour ainsi dire, la nature de toutes choses. La philosophie n’a que trop souvent et trop témérairement essayé de produire cet effet : elle n’a jamais fait sur ce sujet que des efforts inutiles ; et quand elle s’y est imaginé quelque succès, elle n’a fait qu’ajouter à son impuissance une vanité fort mal fondée. ”
“ Je sais bien, messieurs, ajoutai-je, que le parti que je vous propose est un peu délicat, parce qu’on nous peut tuer au Palais ; mais si on manque de nous tuer, demain nous sommes maîtres du pavé : il est si beau à des particuliers de l’être dès le lendemain d’une accusation atroce, qu’il n’y a rien qu’il ne faille hasarder pour cela. Nous sommes innocens, la vérité est forte ; le peuple et nos amis ne sont abattus que parce que les circonstances malheureuses que le caprice, de la fortune a assemblées à un certain point les font douter de notre innocence. ”
“ Quand j’aurai laissé opprimer M. le prince ; quand j’aurai laissé subjuguer la Guienne ; quand le cardinal sera avec une armée victorieuse aux portes de Paris, dira-t-on : Le duc d’Orléans est estimable d’avoir sacrifié sa personne, le parlement et la ville à la vengeance du Mazarin plutôt que d’avoir employé les armes des ennemis de la couronne ? Et ne dira-t-on pas au contraire : Le duc d’Orléans est un lâche et un innocent de prendre des scrupules qui ne conviendroient pas même à un capucin, s’il étoit aussi engagé que l’est le duc d’Orléans ? ”
“ Permettez-moi, je vous supplie, de faire une pause en cet endroit, et de considérer avec attention cette illusion scandaleuse et continuelle avec laquelle un ministre se joue effectivement du nom et de la parole sacrée d’un grand roi, et avec laquelle d’autre part le plus auguste parlement du royaume, la cour des pairs, se joue, pour ainsi parler, d’elle-même, par des contradictions perpétuelles, et plus convenables à la légèreté d’un collége qu’à la majesté d’un sénat ! Je vous ai dit quelquefois que les hommes ne se sentent pas dans ces sortes de fièvres d’État, qui tiennent de la frénésie. ”
“ Il y a quelque temps que je disois à Votre Majesté qu’on est bien malheureux de tomber dans des temps où un homme de bien est obligé, même par son devoir, de manquer au respect qu’il doit à son maître. Je sais, madame, que je ne l’observe pas en parlant comme je fais sur le sujet de M. le cardinal ; mais je sais en même temps que je parle et que j’agis en bon sujet, et que tous ceux qui font autrement sont des prévaricateurs qui plaisent, mais qui trahissent leur conscience et leurs devoirs. Votre Majesté me commande de lui dire mes pensées avec liberté, et je lui obéis. ”
“ Ne négligez donc point ces qualités admirables ; n’abusez pas des grâces que la nature vous a faites ; servez votre patrie ; jugez, par la beauté de vos inclinations, de la grandeur des actions qu’elles peuvent produire ; songez qu’il ne faut qu’un homme seul de votre condition et de votre mérite pour redonner cœur aux Génois, et les enflammer du premier amour de leur liberté. Représentez-vous que la tyrannie est le plus grand mal qui puisse arriver dans une république. ”
“ La vérité me force de vous dire qu’aussitôt que je fus cardinal, je fus touché des inconvéniens de la pourpre, parce que j’avois fait plus de mille fois réflexion en ma vie que je l’avois trop été de l’éclat de la coadjutorerie. Une des sources de l’abus que les hommes font presque toujours de leurs dignités est qu’ils s’en éblouissent d’abord qu’ils en sont revêtus ; et l’éblouissement est cause qu’ils tombent dans les premières fautes, qui sont les plus dangereuses par une infinité de raisons. ”
“ Les scrupules et la grandeur ont été de tous temps incompatibles ; et ces foibles préceptes d’une prudence ordinaire sont plus propres à débiter à l’école du peuple qu’à celle des grands seigneurs. Le crime d’usurper une couronne est si illustre, qu’il peut passer pour une vertu. Chaque condition des hommes a sa réputation particulière : l’on doit estimer les petits par la modération, et les grands par l’ambition et par le courage. ”
“ « Que deviendrez-vous, monsieur, quand M. le prince sera raccommodé à la cour ou passé en Espagne ? quand le parlement donnera des arrêts contre le cardinal, et déclarera criminels ceux qui s’opposeront à son retour ? quand vous ne pourrez plus, avec honneur et sûreté, être ni mazarin ni frondeur ? à Monsieur me répondit : « Je serai fils de France ; vous deviendrez cardinal, et vous demeurerez coadjuteur. Je lui repartis sans balancer, comme par enthousiasme : « Vous serez fils de France à Blois, et moi cardinal au bois de Vincennes. » ”
“ Il est certain qu’il y eut dans ce conclave plus de ces murmures, de ces plaintes et de ces aigreurs qu’en aucun autre que j’aie jamais vu. Il ne l’est pas moins qu’à la réserve de ce qui se passa entre M. le cardinal Jean-Charles et moi, dont je vous ai rendu compte, d’une parole encore sans comparaison plus légère qu’il s’attira d’Imperiale, à force de le presser, et du libelle de Spada contre Rapaccioli, il n’y eut pas dans ces murmures, dans ces plaintes et dans ces aigreurs extérieures, je ne dis pas la moindre étincelle de haine, mais même d’indisposition. ”
“ Que si ce saint évêque de Carthage n’avoit rien perdu du droit de gouverner son Église même, combien plus un archevêque de Paris conserve-t-il le droit de gouverner toujours la sienne lorsqu’il n’est point caché ni invisible, mais qu’il est exposé à la plus grande lumière du monde ; qu’il s’est retiré auprès du chef de tous les évêques et du père commun de tous les rois catholiques ; qu’il y est reconnu par Sa Sainteté pour légitime prélat de son siége, et qu’il exerce publiquement dans la maîtresse de tous les églises les fonctions sacrées de sa dignité de cardinal ? ”
“ Si j’opine à ce que Votre Altesse Royale désobéisse et suive les vues de M. de Beaufort, pourrois-je m’empêcher de passer pour un homme qui souffle de la même bouche le chaud et le froid ; qui veut la paix quand il espère d’en tirer ses avantages en la traitant ; qui veut la guerre quand on n’a pas voulu qu’il la traitât ; qui conseille de mettre Paris à feu et à sang, et d’attacher ce feu à la porte du Louvre, en entreprenant sur la personne du Roi ? Voilà monsieur, ce que l’on dira, et ce que vous-même pourrez croire en de certains momens. ”
“ Je suis persuadé que ceux qui persisteront à demander, pour condition de l’accommodément, l’exclusion du Mazarin demeureront les maîtres du peuple encore assez long-temps, pour profiter de l’occasion que la fortune fait toujours naître dans des temps qui ne sont pas encore remis et assurés. Qui peut jouer ce rôle avec plus de dignité que vous monsieur, et par votre réputation et par votre capacité ? Nous avons déjà la faveur des peuples, M. de Beaufort et moi ; vous l’aurez demain comme nous, par une déclaration de cette nature. ”
“ Que les frondeurs croient que vous ménagez le Mazarin, et que les mazarins croient que vous appuyez les frondeurs : je sais que cela n’est pas vrai, et je juge même qu’il ne peut être vrai ; mais ce qui me fait peur pour vous, c’est qu’il commence à être cru par une espèce de gens dont l’opinion forma toujours avec le temps la réputation publique. Ce sont ceux qui ne sont ni frondeurs ni mazarins, et qui ne veulent que le bien de l’État. Cette espèce de gens ne peut rien dans le commencement des troubles : elle peut tout dans les fins. ”
“ Je conçois qu’une ame aussi délicate que la vôtre et aussi jalouse de la gloire aura peine à souffrir de se voir ternie par ces mots terribles de rebelle, de factieux et de traître. Cependant ces fantômes d’infamie que l’opinion publique a formés pour épouvanter les âmes du vulgaire ne causent jamais de honte à ceux qui les portent pour des actions éclatantes, quand le succès en est heureux. ”
“ Peuples qui m’entendez, tremblez à cet exemple ; et vous, sire, apprenez aujourd’hui de vos ancêtres comment il faut vivre en roi. L’on ne peut commencer la vie de saint Louis par rien de plus élevé que sa naissance ; et cette longue suite de rois dont il a tiré son origine ouvriroit avec pompe ce discours, si je n’étois persuadé que les avantages les plus illustres, et de la nature et de la fortune, ne méritent jamais d’être relevés dans une chaire chrétienne. Ils sont trop au dessous de la dignité d’un lieu sanctifié par la parole de l’Évangile, pour n’être pas ensevelis dans le silence. ”
“ Jean Doria, lui fait-il dire, tentera cette entreprise contre vous, si vous ne l’exécutez contre lui. Les circonstances ont placé entre vous deux l’empire de la Ligurie : l’un de vous ne peut parti venir à s’en emparer, s’il ne se fraie un chemin sur le cadavre de son rival. La victoire couronnera celui dont les coups seront les plus prompts. La nécessité d’assurer sa vie vous est commune à tous deux : le plus sage sera celui qui, par son activité, préviendra les desseins mal conçus de son ennemi. ”
“ Quelque violence que l’on ait employée pour vous empêcher d’agir selon les véritables mouvemens de votre cœur, et quelque frayeur qu’on ait répandue dans les esprits, on n’a pu vous faire consentir à cette sacrilège dégradation d’un archevêque par un tribunal laïque ; et le refus que vous en avez fait, malgré toutes les instances de mes ennemis, leur sera dans la postérité une conviction plus que suffisante de s’être emportés contre l’Église à des attentats si insupportables, que ceux même qu’ils ont opprimés et réduits à n’avoir plus de liberté n’en ont pu concevoir que de l’horreur. ”
“ Le comte Jean-Louis de Fiesque verra-t-il avec patience Jeannetin Doria monter insolemment sur le trône de sa patrie, où sa fortune et son ambition le portent, sans avoir aucune qualité pour le mériter ? Non non, monsieur ; il faut que votre vertu lui dispute un avantage qui n’est dû qu’à vous seul. C’est une chose rare et souhaitable tout ensemble, de se trouver dans une occasion où l’on soit obligé comme vous l’êtes aujourd’hui par le motif du bien public et de votre gloire particulière, de vous mettre une couronne sur la tête. ”
“ Ne savons-nous pas que la trop grande subtilité du raisonnement amollit le courage, et s’oppose souvent aux plus belles actions ? Toutes les affaires ont deux visages différens ; et les mêmes politiques qui blâment Pompée d’avoir affermi la puissance de César en l’irritant ont loué la conduite de Cicéron dans la ruine de Catilina. L’autre fruit que vous devez tirer de ces considérations est que les belles connoissances que la nature vous a données ne doivent pas ressembler à ces lumières foibles et stériles qui n’ont qu’un peu d’éclat, et qui n’ont aucune chaleur. ”
“ La vérité est que le cardinal ne se pouvoit plaindre de moi, et que je me voulois encore moins plaindre de lui, quoique j’en eusse sujet. On se raccommode plus aisément quand on est disposé à ne se point plaindre que quand on l’est à se plaindre, quoiqu’on n’entait pas de sujet. Je l’éprouvai en cette rencontre. Senneterre dit au premier président qu’un mot que la Reine avoit dit à M. le cardinal à la louange de ma fermeté lui avoit frappé l’esprit d’une telle manière, qu’il n’en reviendroit jamais. Il ne laissa pas de me témoigner toute l’amitié imaginable, avant qu’il partît pour la Guienne. ”
“ Dans le désordre, les affaires brouillent les espèces : elles honorent même ce qu’elles ne justifient pas ; et les vices d’un archevêque peuvent être dans une infinité de rencontres les vertus d’un chef de parti. J’avois eu mille fois cette vue, mais elle avoit toujours cédé à ce que je croyois devoir à la Reine. Le souper du Palais-Royal, et la résolution de me perdre avec le public, l’ayant purifiée, je la pris avec joie, et j’abandonnai mon destin à tous les mouvemens de la gloire. ”
Termes fréquents
Œuvres similaires
Anne d'Autriche et la Fronde : d'après les Mémoires de madame de Motteville…Mémoires (Marie de Nemours)La vie de Mathieu Molé : Notices sur Édouard Molé…Mémoires de Mathieu Molé,... publiés pour la Société de l'histoire de France…Journal de Jean Vallier : maître d'hôtel du roi…Le Journal d'une jeune fille, par Eugène Rosary…Œuvres de La Rochefoucauld (François de La Rochefoucauld…Madame de Longueville pendant la Fronde…Mémoires de Valentin Conrart (Valentin Conrart…Correspondance du chevalier de Sévigné et de Christine de France…
