Résumé

Eugène Rosary Le Journal d'une jeune fille, par Eugène Rosary (1877)

Dès que la foule aperçut le coadjuteur, elle recommença de crier : « Broussel ! Broussel ! » M. de Retz dit qu'il avait vu la reine, qu'elle était disposée à faire justice à son peuple; mais qu'il fallait que ce peuple eût confiance en elle. On l'écouta avec impatience, et, toujours criant, toujours menaçant, on l'entraîna à travers les rues, jusqu'à ce qu'il rejoignit encore une fois le maréchal de la Meilleraie. Celui-ci était aux prises avec un groupe armé qui lui barrait le passage, sans se mettre en peine de la fusillade des chevau-légers, à laquelle répondaient de nombreux coups de feu.
Source : Gallica

Eugène Rosary Le Journal d'une jeune fille, par Eugène Rosary (1877)

Je ne sais si Sa Majesté en possède autant.
— Comment se fait-il, demanda mon amie, que Mme de Longueville passe pour être du parti des Frondeurs, et que toute sa famille, sans en excepter son mari, soit de celui du cardinal ?
— Voilà une question difficile à résoudre, répondit M. de SainteLuce. M. le Prince est sincèrement dévoué à la cour, quoiqu'il n'ait pas toujours eu à s'en louer ; mais vous le connaissez comme moi, mademoiselle ; vous savez que c'est le coeur le plus loyal, l'homme le plus modeste et le plus désintéressé qu'on puisse rencontrer.
Source : Gallica

Eugène Rosary Le Journal d'une jeune fille, par Eugène Rosary (1877)

Je crois, d'après tout ce que je vois et tout ce que j'entends, que M. le Prince était plus estimé qu'aimé. Déjà la gaîté reparaît sur tous les visages, et la marquise de Rambouillet, qui a tenu fidèle compagnie à Mme la Princesse, disait hier à Mlle de Fierval :
— Cette chère princesse est vraiment plus affligée qu'elle ne le devrait. Elle n'a eu avec M. le Prince que deux jours heureux : celui où il l'a épousée, en lui donnant le haut rang dont elle était digne, et celui où il est mort, en lui rendant la liberté.
Source : Gallica

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