Résumé

Mathieu Molé Mémoires de Mathieu Molé,... publiés pour la Société de l'histoire de France… (1855-1857)

Messieurs, priez Dieu pour l'âme de très-haut, très-puissant, très-illustre et magnanime prince Henri de Bourbon, prince de Condé, premier prince du sang, premier pair et grand maître de France, duc d'Enghien, Châteauroux et de Montmorency, gouverneur et lieutenant général pour le Roi en ses pays et duchés de Bourgogne, Bresse et Bugey, pour l'âme duquel se feront les service et prières en l'église de Paris, où son corps est déposé, auquel lieu, ce jourd'hui, après midi, seront dites vêpres et vigiles des morts, pour y être demain, à dix heures du matin, célébré un service solennel.
Source : Gallica

Mathieu Molé Mémoires de Mathieu Molé,... publiés pour la Société de l'histoire de France… (1855-1857)

Le coup le plus délicat a été
l'emprisonnement de M. Broussel, après tant d'autres coups d'essai desquels on sçait assez le succès. Comme par les barricades on avoit forcé la Reine d'accorder sa liberté, le ressentiment en fut tel, que l'on résolut d'en avoir raison à quelque prix que ce fût; et, en ce dessein, le siège de Paris fut résolu et conduit comme on a vu ci-dessus.
L'on commença par l'enlèvement du Roi, pendant la nuit du 6 janvier 1649, jour des Rois, que l'on mena à Saint-Germain. Aussitôt que l'on le sçut, on commença de s'assembler au Parlement.
Source : Gallica

Mathieu Molé Mémoires de Mathieu Molé,... publiés pour la Société de l'histoire de France… (1855-1857)

Car, bien que cette manière d'agir ne soit pas ordinaire au Parlement, dans lequel les affaires de la justice ne se décident que par les suffrages de la compagnie, l'affaire dont il est question, qui regarde la sécurité publique de la ville de Paris, et par conséquent l'État, se doit traiter par les maximes ordinaires de la guerre ; puisque vous avez ordonné la levée des troupes et que les choses sont réduites à des actes d'hostilité de part et d'autre ; que la ville de Paris est investie; que les vivres ne viennent que par convois, et qu'il ne s'agit plus que de l'attaquer et de se défendre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature