Armand Jean du Plessis de Richelieu

Résumé

Armand Jean du Plessis de Richelieu Mémoires du cardinal de Richelieu

Elle voit son mari en danger de perdre la vie, on délibère si on le doit faire mourir, elle le sauve. Est-il hors de ce péril, la crainte qu’il a d’y rentrer fait qu’il la quitte et se retire en ses États ; il se fait ennemi du Roi son frère ; elle ne sait auquel des deux adhérer : si le respect de son mari l’appelle, celui de son frère et de son Roi et celui de la religion la retiennent. L’amour enfin a l’avantage sur son cœur ; elle suit celui duquel elle ne peut être séparée qu’elle ne le soit d’elle-même.
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Armand Jean du Plessis de Richelieu Mémoires du cardinal de Richelieu

Exemple mémorable qu’il n’y a point d’issue de l’autorité souveraine que le précipice ; qu’on ne la doit déposer qu’avec la vie, et que c’est folie de se laisser persuader à quelque apparence qu’il y ait pour se remettre en la puissance d’autrui, quelque espérance qu’il donne de bon traitement, ni sujet qu’il ait de la donner. L’inhumanité qui a été exercée contre ce prince n’en est pourtant pas plus excusable, soit que nous la voulions attribuer à la nation ou à la maison de l’Empereur.
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Armand Jean du Plessis de Richelieu Mémoires du cardinal de Richelieu

Qu’elle jugeoit bien que, quand l’on est parvenu par beaucoup de peines et de périls au comble d’une grande réputation, la prudence veut qu’on pense à une favorable retraite, de peur qu’on ne perde par la révolution des choses humaines ce qu’on a si chèrement acquis ;
Qu’elle savoit que les offices les plus mal reconnus sont ceux qu’on rend au public, et qu’un mauvais événement pouvoit ternir la gloire de ses actions passées.
Mais, quelque instance qu’elle pût faire, le Roi ne lui voulut jamais accorder de quitter le gouvernement de ses affaires.
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