Charles de Luynes

Définition et enjeux

Charles Aubertin L'esprit public au XVIIIe siècle… (1873)

S'il en faut juger par les Mémoires, le duc de Luynes avait une intelligence facile et prompte, un bon sens clairvoyant, sans véritable élévation. C'est une sagacité amie des petites choses, qui s'exerce dans les détails, qui y trouve sa joie et son triomphe, —une sorte de finesse particulière aux esprits médiocres. Natures estimables, heureusement tempérées, défendues de tout excès fâcheux, mais où l'on cherche en vain la source des sentiments magnanimes et l'ambition de la grandeur.
Source : Gallica

Le Bibliophile Jacob Contes du bibliophile Jacob à ses petits-enfants sur l'histoire de France… (1880)

Luynes n'avait pas manqué d'acquérir par les mêmes procédés la prédilection du dauphin, qui aimait aussi ses deux frères Brantes et Cadenet, mais surtout à cause de lui. Le premier talent de Luynes était une grande connaissance de la vénerie ; personne à la cour ne possédait mieux, en théorie plutôt qu'en pratique, cet art privilégié, dans lequel les plus grands rois s'étaient fait gloire de n'avoir pas de rivaux ; cet art, réputé noble entre tous, dont Charles IV avait daigné tracer les préceptes dans son livre de la Chasse royale.
Source : Gallica

Charles Aubertin L'esprit public au XVIIIe siècle… (1873)

Les Mémoires du duc de Luynes, écrits vers le milieu du siècle, nous l'apprennent; ils nous permettent de placer en regard de l'agitation passionnée que nous décrivions tout à l'heure, la frivolité cérémonieuse, la discrétion étudiée, la nullité solennelle qui continuaient de régner à la cour et qui plus que jamais étaient l'âme d'une royauté dont la vraie grandeur s'évanouissait.
Source : Gallica

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