Pierre de Nolhac,
Les jardins de Versailles
(1906)
“ L'artiste a su tirer le meilleur parti du croquis confié par Le Brun. Debout sur son piédestal, le bras gauche levé soutenant sur sa tête les plis supérieurs de l'étoffe qui la revêt, la jeune divinité semble s'envelopper de nimbes ; la robe flottante éparse autour d'elle est comme l'atmosphère qui va la dérober. Son buste nu présente au soleil qui la baigne sa poitrine ronde et hardie ; à ses pieds, le roi des airs, l'aigle, la contemple ; elle-même regarde le ciel, et tout son mouvement vers le haut la fait prête à s'envoler, tant le marbre paraît léger. ”

