François Castanié

Élements biographiques

François Castanié Royales amours d'une petite modiste… (1914)

Il y a un autre français pourtant, plus réjoui que le pathos diplomatique, plus cavalier, plus drôle : c'est celui qui amuse tant le roi de France pour le moment sur les lèvres de sa favorite.
M. le comte de Mercy s'est fait une idée juste du caractère de la Comtesse ; il est le seul homme qui lui ait parlé sans témoin. Elle lui a raconté bravement tout son passé; ce qui l'a extrêmement surpris, n'imaginant pas qu'une femme ne soit pas menteuse. Elle lui a dit tout ce qu'elle sait du caractère du Roi, les moyens qu'elle emploie pour dissiper son ennui.
Source : Gallica

François Castanié Royales amours d'une petite modiste… (1914)

Il s'inquiète un peu de voir que la favorite a manqué l'heure convenue. Les amis de Choiseul se regardent : la créature ne viendra pas. Tous les yeux se portent vers la cour, la grille, l'avenue de Paris, où nul carrosse ne paraît encore. Le Roi dit quelques mots au duc de Richelieu, qui veut le rassurer quand même.
Un insolent bourdonnement s'élève du camp des Choiseul : la fille n'a pas osé venir ! Tous ces visages rayonnent de haine et de joie.
Louis XV va à la fenêtre, où Richelieu le suit. Rien ne vient. Dans l'immense cour, la foule houleuse s'agite et gronde.
Source : Gallica

François Castanié Royales amours d'une petite modiste… (1914)

Enfin le Roi est monté à cheval pour la première fois, le 6 avril, et a chassé ; cet exercice lui a fait du bien.
Un des derniers soirs de sa longue convalescence, Louis XV s'est rendu chez la Comtesse pour se distraire et surtout pour se délasser de l'ennui de ne rencontrer que des mécontents, de ne voir que des visages moroses. En entrant, il a trouvé Mme du Barry baignée de larmes, elle qu'il a toujours vue gaie et folâtre, comme le glorieux Cupidon dont elle mêle les roses païennes aux lis très chrétiens.
« Qu'avez-vous ? » s'est écrié le Roi avec la plus grande émotion.
Source : Gallica

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