Joachim du Bellay,
Les amours de Faustine
(1923)
“ La Muse française est pour moi, je l’avoue, ce qu’une épouse est pour son mari. Et c’est comme une maîtresse que je courtise la Muse latine.— « Alors », diras-tu, « l’irrégulière passe avant l’épouse ? » C’est vrai. L’une est charmante, mais l’autre plaît davantage.Au reste, en 1558, Joachim du Bellay avait fait ses preuves de poète français. Il pouvait publier sans crainte ses Poëmata. Comme il publiait en même temps les Regrets, il savait certainement qu’il passerait à la postérité comme poète français à plus juste titre que comme poète latin. Et c’est ce qui arriva. ”
