Joachim du Bellay,
Les amours de Faustine
(1923)
“ C’est ce que le sol latin exige de moi ; à la langue de Rome je dois ce tribut ; c’est à quoi me contraint le Génie de ces lieux.Ainsi fit jadis le poëte qui donnait des leçons d’amour ; il vivait loin de sa patrie ; on l’avait exilé ;pour composer des poèmes en langue étrangère, sans rougir il délaissa les Muses latines, et il s’accompagna d’une lyre qui n’était pas la sienne.Aux poèmes il faut en effet la faveur des Princes et les applaudissements du théâtre. Quand on n’a que trop peu de monde à qui plaire, on se déplaît à soi-même. ”
