Tristan Derème,
L'étoile de poche
(1929)
“ Ce que nous appelons le coeur, cette terrible poussée du sentiment, ne peut ni ne veut connaître de limites ; sa qualité propre, c'est d'aspirer à un bonheur infini. Tout ce qui la gêne lui paraît mauvais. Elle ne tarde pas à trouver que le monde est mal fait. Elle ne pense plus qu'à s'évader vers des pays dont les décors sont pour elle quasi fabuleux – vers des Espagnes de féerie, vers des Italies de songe, et vers des Cyclades de rêve – ou encore vers les siècles étranges d'un moyen âge dont l'appareil funèbre est comme le châtiment de la vie. Ne sommes-nous point au décor romantique ? ”
